© LCIInterrogé mardi sur LCI, le ministre de l'Economie Thierry Breton n'exclut pas de convoquer à nouveau l'ensemble des entreprises pétrolières opérant en France, si les cours de l'essence connaissaient des "variations anormales". Thierry Breton avait déjà réuni en septembre les principaux acteurs du secteur pétrolier du pays, qui s'étaient engagés à répercuter sur les prix des carburants à la pompe les baisses du prix du pétrole. Le groupe pétrolier Total s'était alors engagé à répercuter "dans les trois jours" à la pompe les baisse des prix de marché des carburants et à lisser dans le temps les hausses brutales éventuelles, en réponse à la flambée du brut. Soulignant que la réunion de septembre avait été "très efficace" et que l'ensemble des compagnies pétrolières avaient "tenu leurs engagements", la ministre a affirmé que le gouvernement avait "bien contrôlé l'évolution des cours de l'essence".
Le gouvernement s'engage à contrôler le prix du carburant chaque semaine
Cependant, il a indiqué que le gouvernement, qui s'était engagé à contrôler les prix des carburants toutes les semaines, avait depuis "un peu desserré le processus" et l'avait fait "tous les quinze jours". "J'ai décidé de remettre le contrôle désormais toutes les semaines", a assuré Thierry Breton. Selon le ministère, les prix pratiqués pour le super sans plomb 95 oscillaient entre 1,27 et 1,30 euro par litre la semaine dernière selon les distributeurs. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) cite une fourchette comprise entre 1,24 et 1,34 euro, encore bien en deçà des 1,60 euro atteints dans certaines stations services en août 2005.
Le cours du brut bat un nouveau record à Londres |
A Londres, sur l'Intercontinental Exchange (ICE), le baril de Brent a tutoyé les 69,70 dollars, un record en séance, dopé par les tensions exacerbées entre l'Iran et la communauté internationale et les craintes de pénurie d'essence aux Etats-Unis. Il a ensuite clôturé à 69,37 dollars, en hausse de 62 cents, battant son record de clôture. Thierry Breton a souligné qu'il n'y avait "pas assez de différentiel entre l'offre et la demande" de pétrole, ce qui entraîne une "spéculation dès qu'une crise apparaît, un risque de crise, un changement climatique qui peut affecter des zones de production". "C'est ce qui s'est passé notamment avec les risques que l'on voit aujourd'hui grandissants en Iran", a ajouté le ministre. |
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