A la mi-journée, à Lyon, les manifestants (environ 10.000 personnes, selon la police) défilaient aussi nombreux que la semaine précédente. © DRComme d'habitude, la province a ouvert le bal, mardi matin, des quelque 195 manifestations programmées dans la journée contre le CPE. Le ministère de l'Intérieur a comptabilisé un peu plus d'un million de manifestants dans tout le pays, parmi lesquels 935.000 hors Paris, dont 249.350 étudiants et lycéens. Sur l'ensemble du territoire, les évaluations syndicales oscillaient entre 2,5 millions et 3 millions. Bernard Thibault a estimé que la mobilisation un peu partout en France était "très comparable à celle du 28 mars", ajoutant que le mouvement ne s'achèverait "pas avec cette journée".
Au Mans, ils étaient 10.000 à manifester, un chiffre sensiblement a priori identique à celui de mardi dernier, entre 21.000 et 50.000 à Rennes. Les chiffres ont fait le grand écart à Marseille, avec 35.000 manifestants selon la police et plus de 250.000 selon les organisateurs. Ils étaient entre 50.000 et 100.000 (chiffres syndicats et police) à Nantes ce qui était sensiblement plus que mardi dernier où on avait décompté entre 42.000 et 70.000 manifestants. De même, la mobilisation était en hausse à Bordeaux (entre 45.000 et 120.000 manifestants) et à Bayonne (entre 8.000 et 13.000 personnes).
Survol des principaux cortèges...
A Nancy, la mobilisation a augmenté mardi par rapport au cortège record du 28 mars avec 26.000 manifestants, selon la police, le double selon les organisateurs. Mardi dernier, la police avait dénombré 23.000 manifestants et les syndicats plus de 40.000. A Metz, la manifestation a rassemblé 8.000 personnes, selon la police et les organisateurs. A Toulouse, entre 35.000 personnes et 90.000 selon les chiffres définitifs fournis par la police et les syndicats se sont réunies. Le 28 mars, ils étaient entre 36.000 (selon la police), et 80.000 (selon les organisateurs).
A Roanne, ils étaient entre 10.000 et 30.000 (contre 9.000 à 20.000 le 28), entre 10.000 et 20.000 à Tours (contre 10.000 à 15.000 mardi dernier), de 5.000 à 16.000 à Reims (contre 6.000 à 13.000 le 28) et entre 10.500 et 31.000 à Limoges, où des milliers de manifestants ont envahi la gare, bloquant la circulation des trains. Plusieurs dizaines de manifestants ont aussi occupé le siège du MEDEF. Entre 17.000 et 40.000 personnes défilaient à Caen à la mi-journée, plus de 15.000 à Rouen, plus de 10.000 au Havre, entre 28.000 et 60.000 à Grenoble, entre 13.500 et 50.000 à Clermont-Ferrand, entre 4.000 et 8.000 à Foix (dont Laurent Fabius)... Et un peu plus tard dans l'après-midi, alors que se déroulait la manifestation parisienne, entre 25.000 et 50.000 manifestants ont été comptabilisés à Toulouse, entre 8.000 et 20.000 à Perpignan, ou encore entre 21.000 et 45.000 à Montpellier...
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Côté salariés, la mobilisation semblait être un ton en dessous de la dernière journée d'action nationale. Les perturbations dans les transports en commun ont été d'ailleurs moins manifestes que mardi dernier. Le taux de gréviste était de 18,3% à la SNCF, contre 27,7% le 28 mars, 8,4% à La Poste contre 14,7% la semaine dernière et 42% du personnel était en grève dans les collègues selon le Snec-FSU. Dans les médias, le taux de grévistes était de 18,88% à France 3, selon la direction (contre 22,2% la semaine dernière), et au siège de Radio France et dans le réseau France Bleu, la direction faisait était d'un taux de participation de 9,3%.
L'objectif des syndicats était de faire au moins aussi bien que le 28 mars, qui avait vu entre un et trois millions de personnes descendre dans la rue, une lame de fond sans précédent. L'exigence de l'intersyndicale des 12 (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires, Unef, CE, Fidl, UNL) est claire : l'abrogation pure et simple du CPE. L'intersyndicale fera le point mercredi pour décider des suites à donner au mouvement.
Quelques centaines de jeunes se sont opposés aux forces de l'ordre mardi en fin d'après-midi dans le centre de Lille après la manifestation anti-CPE qui s'était déroulée sans incident. Des incidents ont également été signalés à Grenoble, où la police a dû charger et faire usage de gaz lacrymogène, ainsi qu'à Rennes, Lorient ou Caen.Incidents en marge des cortèges
photo : manifestation anti-CPE mardi 4 avril à Lyon
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