© TF1Les mesures annoncées lundi en remplacement du Contrat première embauche reposent sur un principe unique : celui du soutien financier des employeurs embauchant des jeunes de 16 à 26 ans en difficulté pour l'accès au marché du travail. L'ardoise sera de 150 millions d'euros pour 2006, qui viendront s'ajouter au budget de l'Etat, et du double pour 2007. Le nouvel article 8 de la loi sur l'Egalité des chances s'articule en quatre axes majeurs :
- Un suivi renforcé du Civis
Ce qui existe : Créé en juillet 2003, le Contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis) a déjà bénéficié à 159 000 jeunes de 16 à 26 ans, ayant un diplôme inférieur ou égal au bac, ou ayant abandonné un premier cycle universitaire. Ce contrat est réservé au collectivités locales ou aux associations. Le jeune est aidé dans ses démarches par un "référent" et se voit allouer un soutien financier (jusqu'à 900 euros) si son stage ou son emploi n'est pas rémunéré. La moitié des Civis sont dit "renforcés" car réservés à des jeunes sans diplôme ni qualification.
Ce qui change : Le Civis est étendu à davantage de jeunes éprouvant des difficultés professionnelles ou sociales. Le parcours d'accès à la vie active s'articulera en trois temps : trois mois pour faire un bilan de compétences, un enchaînement soit de contrats de travail soit de périodes de formation et enfin, un suivi par le référent pendant toute la première année d'emploi effectif. Ce dispositif coûtera 20 millions d'euros à l'Etat.
- Un SEJE étendu pour le privé
Ce qui existe : Prévu dans le programme de Soutien à l'emploi des jeunes en entreprises (SEJE) adopté en 2002 en remplacement des emplois-jeunes, le contrat "Jeunes en entreprises" est un contrat à durée indéterminée réservé aux jeunes de moins de 22 ans qui n'ont pas le bac, ou aux bénéficiaires des Civis renforcés. Selon le gouvernement, ce contrat réservés au secteur privé, a bénéficié à 300 000 jeunes depuis sa création.
Ce qui change : Ce contrat est étendu à toutes les personnes rentrant dans les nouvelles conditions d'un Civis. L'aide à l'employeur est portée à 400 euros par mois pendant la première année, puis à 200 euros pour la deuxième année. Il n'y a plus d'aide pour la troisième année.
- Un Contrat de professionnalisation mieux subventionné
Ce qui existe : Mis en place fin 2004, ce contrat a pour but de développer l'alternance. Il attribue une exonération des cotisations patronales de sécurité sociale à l'employeur qui en contrepartie offre au salarié une qualification professionnelle. 92.500 contrats de ce type étaient signés fin 2005.
Ce qui change : En cas d'embauche en CDI, l'aide à l'employeur sera majorée de 200 euros par mois la première année et 100 euros la seconde. 30 000 de ces contrats pourraient être concernés par les mesures d'aides.
- Des stages pour les "métiers en tension"
Ce qui change : Quelque 50 000 stages de qualification, de trois à six mois, seront proposés à des jeunes actuellement en Civis. La mesure ne vaut que pour "des métiers en tension" de main-d'oeuvre, où les emplois sont difficilement pourvus, comme la santé ou l'aide à la personne.
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