© afpLa hausse du prix de l'essence à la pompe va se poursuivre en France, a prévenu vendredi Jean-Louis Schilansky, délégué général de l'Union Française des Industries Pétrolières (UFIP). "Si on regarde ce qui s'est passé en septembre l'année dernière, le malheureux record qu'on a eu c'était 1,33 euro du litre pour l'essence et 1,13 sur le gazole. A ce moment là le brut valait environ 71, 72 dollars le baril", a-t-il fait valoir sur RTL. "On peut penser qu'on n'a pas encore toute l'augmentation des dernières semaines refletée dans les prix à la pompe donc malheureusement, oui, les prix vont continuer à grimper", a-t-il ajouté. Des propos d'autant plus inquiétants quand on sait que la hausse du brut s'est poursuivie vendredi, le cours du baril clôturant pour la première fois au-dessus des 75 dollars à New York...
Jeudi, lors de la présentation du bilan énergétique de la France, le ministre délégué à l'Industrie, François Loos, avait en revanche minimisé l'impact de la hausse des cours du pétrole sur les prix des carburants à la pompe. Selon Jean-Louis Schilansky, la consommation globale d'essence et de gazole a baissé de 1% en France en 2005. "Les gens roulent plus mais font plus attention à ce que ça coûte. On commence à voir les premiers signes d'un changement de comportement".
Les compagnies pétrolières françaises ne sont "pas très enthousiasmées" par la perspective d'une nouvelle réunion à Bercy autour du ministre de l'Economie. "On est dans un marché concurrentiel, compétitif par conséquent toute tentative de régulation du marché ça ne nous emballe pas", a-t-il souligné. Le gouvernement avait demandé l'année dernière aux compagnies pétrolières et aux distributeurs d'étaler dans le temps la répercussion des cours du pétrole sur les prix à la pompe pour atténuer leur impact.
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