Fin des négociations sur l'assurance-chômage des intermittents

le 18 avril 2006 à 21h21 , mis à jour le 18 avril 2006 à 21h48

Patronat et syndicats ont clos mardi les négociations sur l'assurance chômage des intermittents du spectacle. Elles pourraient aboutir à la signature d'un accord d'ici le 18 mai, après consultation par chacun des syndicats de leur bureau national.

TF1/LCI Medef intermittents unedic négociations

Patronat et syndicats ont clos mardi les négociations sur l'assurance chômage des intermittents du spectacle, qui pourraient aboutir à la signature d'un accord d'ici le 18 mai, après consultation par chacun des syndicats de leur bureau national.

Trois syndicats sur cinq semblaient mardi soir susceptibles de parapher un futur accord, à des degrés divers: la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, déjà signataires du protocole contesté de 2003. Les négociateurs de chaque organisation vont présenter sous un mois leurs conclusions à leur bureau confédéral, qui décidera ensuite de signer ou non. Sans surprise, la CGT a annoncé qu'elle ne signerait pas ce texte "inacceptable", qui "renforce" selon elle le protocole de 2003.

507 heures

Comme en 2003, le projet d'accord fixe pour l'ouverture initiale des droits aux 243 jours d'indemnisation une période de référence de 10 mois (techniciens) et 10,5 mois (artistes), durant laquelle l'allocataire doit travailler 507 heures.

Pour le renouvellement des droits, la période pourrait excéder les 10 ou 10,5 mois précédant la fin du contrat de travail: le calcul se ferait sur la base de 507 heures, plus 50 heures (techniciens) et 48 heures (artistes) par mois à compter du onzième mois. A titre transitoire, le nombre d'heure requis est fixé pour un an à 45 et 48 heures au lieu de 48 et 50.

100.000 intermittents

En outre, le texte supprime la notion de salaire journalier de référence. L'allocation journalière serait désormais calculée selon les salaires perçus et les heures travaillées, un mode de calcul inspiré des travaux de l'expert Jean-Paul Guillot et qui favorise davantage les artistes que les techniciens, contrairement au protocole de 2003. Par ailleurs, le texte prévoit des mesures pour les allocataires âgés, les congés maternité, les heures d'enseignement ou les accidents du travail. Le texte demande en outre le maintien du fonds transitoire créé par l'Etat en 2004, qui a repêché 23.500 intermittents exclus par le protocole de 2003.

Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a annoncé en mars la création prochaine d'un fonds permanent financé par l'Etat, destiné à compléter le régime d'indemnisation des intermittents. La France compte quelque 100.000 intermittents. Le déficit de leur régime se montait à 889 millions euros en 2005 et le Medef table sur une économie de 60 millions d'euros par an avec cet éventuel nouveau protocole.

(Au siège du Medef mardi/TF1/LCI)

le 18 avril 2006 à 21:21
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19 Commentaires

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  • Tian, le 14/09/2009 à 10h28

    Tres triste ce qu'on lit a ce sujet...alors si tout le monde sait tout sur l'intermittence, tout le monde sait que l'intermittence était un financement de l'activité culturelle, que de grande sociétés qui aiment le profit ont pu intégrer ce mode de fonctionnement avantageux dans leur budget, elles ne s'en cachent même pas et en font état dans l'analyse de leur résultats... et les vrais intermittents, ceux qui ont offert leur talent à de petites compagnies théâtrales pour les aider à s'exprimer,et qui se sont levés tôt eux aussi...ceux là, ils ont des mercis plein les poches et pas grand chose à manger, parce qu'accorder une subvention à une compagnie, c'est participer à la création de chômeurs, bien évidemment parce qu'ils y a tellement de choses à dire sur cette société criminogène, qu'il vaut mieux enlever le micro à ceux qui ont le sens de la parole

  • Dom, le 21/04/2006 à 17h38

    Si comme le dit "Roger", il est intermittent depuis 30 ans en travaillant 1 jour par mois...je me demande quelles peuvent être les compétences d'un tel personnage...personnellement je ne l'engagerais jamais. Les vrais intermittents travaillent beaucoup plus que ce que disent les beaufs qui ne savent rien. Bref en lisant les posts écrits ici, c'est toujours le même discours d'ignorance rétrograde. On parle de ce qu'on ne connait pas. Arrêtez de vous faire une idée après 2 mn de manipulation télévisuelle sur les intermittents, ou d'élire un homme politique sur la couleur de sa cravate! Documentez vous avant de parler. C'est la moindre des choses quand on prétend donner des leçons à tout le monde! Le mal français est plutôt là: dans le coup de gueule permanent et l'ignorance du sujet concerné.

  • Roger, le 21/04/2006 à 15h49

    Je suis intermittent depuis 30 ans, c'est un super régime, je travaille 1 jour par semaine, le reste du temps je glande, je ma la coule douce, c'est bien payé avec le chômage en plus, le plus fatiguant dans tout ça c'est d'avoir quand même à bosser 1 jour par semaine. A la retraite j'aurais largement plus que les cons qui s'évertuent à bosser. vive le farnienté et vive la France !!! j'arrête je commence à avoir mal au doigts, ça fait quand même 10 minutes que je bosse sur mon ordi !!!!

  • Jean, le 21/04/2006 à 15h49

    Les intermittents sont des foutus branl...Quand on voit ce qu'ils bossent et combien ils sont indemnisés c'est à vous dégouter de bosser. La France va mal et je ne pense pas y rester. Payer pour que d'autres s'amusent non mais...

  • Vastre, le 20/04/2006 à 16h28

    Grande braderie de printemps : les élections approchent ! On sacrifie le contribuable sur l'autel des prébendes catégorielles. Mais le contribuable a de la mémoire.

  • Jack, le 20/04/2006 à 11h43

    Ne pas confondre "intermittent" et "saisonnier" : on n'est pas "intermittent" si on ne peut pas présenter des justificatifs d'emploi étalés sur toute l'année.Ce serait trop facile de ne bosser que 2 mois et de se la couler douce après.C'est fou ce que l'on peut entendre comme c...à ce sujet !

  • Anna, le 19/04/2006 à 20h53

    Reponse f de f :tu aurais voulu être un artiste et bien il fallait essayer si cela etait aussi simple cela se saurait

  • J-Yves, le 19/04/2006 à 20h26

    JC... Arrete... Tu vas me faire pleurer... Force est de constater que la majorite des intermittents sont bel et bien minables, vu les prestations que j'ai pu voir dans differentes soirees CE. Les amaterus ont plus de peche et n'ont pas la grosse tete. Si on veut regler le probleme de facon solidaire, que les intermittents soient responsables financierement et legalement de leurs caisses. Que l'Etat fixe un taux minimum que le patron ou l'employe doit payer. Les syndicats peuvent demander a ce que le taux de l'intermittent soit eleve mais n'aura aucun pouvoir de decision sur celui du patronat. Que l'Etat ne soit plus du tout garant de cette caisse. Il n'y aura plus d'intermittents au chomage, du coup...

  • Denis, le 19/04/2006 à 19h15

    Hé bien, je vois que les français ont des grandes bouchent et aiment bien causer de ce qu'ils ne connaissent pas. Mais je vous rappelle que si ont a des spectacles de qualité et du choix dans les genres en france c'est bien parcqu' il y a des intermittents. Un artiste doit travailler énormement sur ces projets, et la discipline qu'il pratique pendant ces indemnisation. Enfin si vous rêvez de Lorie, et que ça vous suffit.. alors soyez triste. Et puis essayez de devenir intermittent: Bon COURAGE!! c'est plus que la galère.

  • Meyer, le 19/04/2006 à 18h55

    Ainsi un informaticien, par exemple, qui doit rester à la page est un pauvre con à côté car il doit sans arrêt se perfectionner. Pour moi, pas besoin d'être artiste pour aimer ou vivre la culture ou donner. Un artiste doit être perçu de la même manière qu'un artisan, son outil: sa personne Le restaurateur(cuisine) ou le maître ébéniste n'est-il point un artiste?

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