
Le nouveau président de France Soir, Jean-Pierre Brunois, s'est rendu samedi au siège du quotidien à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), près de Paris, pour rencontrer des membres de la direction et le personnel en grève. A la suite du jugement du tribunal de commerce de Lille de mercredi, M. Brunois, promoteur immobilier, et Olivier Rey, journaliste sportif, sont devenus propriétaires du titre samedi.
"Résistance" des salariés
Mobilisés depuis mercredi contre le projet des repreneurs qui prévoient de supprimer plus de la moitié des effectifs, les salariés présents, soit une cinquantaine de personnes, "tenaient le journal Résistance à la main", lorsque "M. Brunois est descendu à la rédaction" vers midi, a déclaré à l'AFP Florence Grosjean, secrétaire du comité d'entreprise du quotidien. "Quand il a commencé à parler, on s'est retourné en tournant bruyamment les pages du journal", a-t-elle ajouté.
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| A l'arrivée de leur repreneur, les salariés ont tourné le dos leur nouveau patron |
"La Berezina a été faite par d'autres"
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| M. Brunois lors de son passage à France Soir samedi |
Le plan de reprise prévoit de garder 51 des 112 salariés de France Soir, ainsi que les salariés protégés (représentants du personnel) au nombre de 14, dont certains peuvent faire partie des 51 maintenus. M. Brunois, qui estime avoir ainsi "sauvé 65 emplois au maximum", espère le retour du "calme et de la sérénité". Il a rappelé avoir proposé au comité intersyndical du Livre CGT "de rencontrer ses représentants" mardi à 10H00 au journal, en précisant que "d'autres syndicats peuvent s'y joindre".
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