France Soir : le bras de fer continue

le 15 avril 2006 à 18h51 , mis à jour le 15 avril 2006 à 19h21

Le nouveau président de France Soir s'est rendu samedi au siège du quotidien à Aubervilliers. Les journalistes présents, tous en grève, lui ont tourné le dos à son arrivée.

France soir journalistes resistance

Le nouveau président de France Soir, Jean-Pierre  Brunois, s'est rendu samedi au siège du quotidien à Aubervilliers  (Seine-Saint-Denis), près de Paris, pour rencontrer des membres de la direction  et le personnel en grève. A la suite du jugement du tribunal de commerce de Lille de mercredi, M. Brunois, promoteur immobilier, et Olivier Rey, journaliste sportif, sont devenus  propriétaires du titre samedi.

"Résistance" des salariés

Mobilisés depuis mercredi contre le projet des repreneurs qui prévoient de supprimer plus de la moitié des effectifs, les salariés présents, soit une cinquantaine de personnes, "tenaient le journal Résistance à la main", lorsque "M. Brunois est descendu à la rédaction" vers midi, a déclaré à l'AFP Florence Grosjean, secrétaire du comité d'entreprise du quotidien. "Quand il a commencé à parler, on s'est retourné en tournant bruyamment les  pages du journal", a-t-elle ajouté.  

A l'arrivée de leur repreneur, les salariés
ont tourné le dos leur nouveau patron 
Le personnel en grève depuis mercredi avait fait paraître vendredi une  édition spéciale du quotidien, exclusivement consacrée à la situation du  journal, avec le mot "Résistance" barrant la Une. Des exemplaires de ce journal devaient être distribuées samedi après-midi dans les gares parisiennes, selon  Mme Grosjean. L'occupation des locaux de France Soir se poursuivait alors qu'une nouvelle  assemblée générale était prévue dimanche matin, a-t-elle poursuivi.


"La Berezina a été faite par d'autres"

M. Brunois lors de son passage à
France Soir samedi
M. Brunois, relevant qu'il avait été accueilli "de façon originale" par des gens lui tournant le dos, mais "sans violences", a déclaré "comprendre leur désespoir". Mais "nous ne sommes en aucun cas responsable de la situation, la  Berezina a été faite par d'autres", a-t-il ajouté, en rapportant ses propos devant les salariés. "Nous, on ne licencie personne, il ne faut pas inverser les rôles", a-t-il argumenté, faisant allusion à la situation financière du journal placé en redressement judiciaire fin octobre, et relevant que le plan social est du ressort de l'administrateur judiciaire.

Le plan de reprise prévoit de garder 51 des 112 salariés de France Soir, ainsi que les salariés protégés (représentants du personnel) au nombre de 14,  dont certains peuvent faire partie des 51 maintenus. M. Brunois, qui estime  avoir ainsi "sauvé 65 emplois au maximum", espère le retour du "calme et de la sérénité". Il a rappelé avoir proposé au comité intersyndical du Livre CGT "de rencontrer ses représentants" mardi à 10H00 au journal, en précisant que  "d'autres syndicats peuvent s'y joindre".

le 15 avril 2006 à 18:51
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6 Commentaires

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  • DELALOY, le 18/04/2006 à 07h38

    Pourquoi tant de bruit pour 50 emplois ? Ces gens là sont des imbéciles irréalistes. Serait ce le cas de tous les journalistes ?

  • Vastre, le 17/04/2006 à 17h41

    Qui sait s'il s'agit d'un bras de fer ou d'un bras d'honneur ?

  • Montjoye, le 16/04/2006 à 15h08

    Vraiment n'importe quoi, ce pays à l'image de France soir est vraiment en train de tourner à l'envers ! Si ce journal ne se vendait pas, c'est qu'il n'y avait pas d'intéret pour les lecteurs ou pas assez. Le nouveau propriétaire va essayer de le sauver en faisant des sacrifices, mais non les salariés preferent tous être au chomage que de sauver une partie ! Cela reflete bien la france d'aujourd'hui : on prefere tout detruire que sauver une partie ! vous inquiétez pas , française français vous pouvez le faire ! détruisez tout comme en 1789 !

  • Vastre, le 16/04/2006 à 04h01

    Nous allons assister au sabordage d'un journal. Sauf si Sarkozy et Breton acceptent de faire payer aux contribuables une paix sociale de plus. Mais une centaine de ploucs pèsent beaucoup moins que 2000 gauchistes qui cassent des vitrines. France Soir va donc disparaître.

  • France soir, le 15/04/2006 à 20h24

    Il faut soutenir les personnels de france soir si on veut préserver la liberté d'informer et le droit de se cultiver

  • Francois, le 15/04/2006 à 20h20

    Olivier Rey Patron de presse....Amusant, lui qui n'a jamais réussi à faire décoller un journal comme BUT dont le tirage était ridicule. Je me souviens de lui pour avoir "collaborer" dans son journal. Il manie parfaitement bien la vulgarité… et sait faire régner la loi du plus fort et du plus bête (il est le roi dans le domaine). Courage aux journalistes de France-Soir cet homme fait un coup de pub lui qui n'a pas réussi à conserver son job à la TV, lui qui a essayé d'entrer dans le milieu du basket et qui s'est fait virer, lui enfin qui rêve d'être un nouveau Rupert Murdoch mais sans son talent ni son intelligence. C’est homme qui voit son petit intérêt personnel et qui est en quête permanente de reconnaissance qu’il n’a pas eu et qu’il n’aura jamais.

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