
Les salariés de France Soir, mobilisés depuis mercredi contre le projet des repreneurs qui prévoit de supprimer plus de la moitié des effectifs, ont voté dimanche à l'unanimité la poursuite de la grève. "Il n'y aura pas de France Soir lundi dans les kiosques", a déclaré Florence Grosjean, la secrétaire du comité d'entreprise, précisant que le personnel allait organiser "la distribution du numéro Résistance dans les gares et aéroports".
Le personnel en grève depuis mercredi a fait paraître vendredi une édition spéciale du quotidien, exclusivement consacrée à la situation du journal, avec le mot "Résistance" barrant la Une. "Il y aura une autre assemblée générale lundi vers 10h30", a indiqué Florence Grosjean.
"Je comprends"
Le nouveau président de France Soir, Jean-Pierre Brunois, s'est rendu samedi au siège du quotidien à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), près de Paris, mais les salariés présents l'ont accueilli en lui tournant le dos. Dans Libération, il se dit prêt à "remettre de l'argent et à embaucher de nouveaux salariés dès que la pente sera ascendante". "Je comprends le désarroi des salariés, mais je ne suis pas responsable de la situation (...) je reste totalement ouvert au dialogue", déclare encore Jean-Pierre Brunois.
A la suite du jugement du tribunal de commerce de Lille, mercredi, M. Brunois, promoteur immobilier, et Olivier Rey, journaliste sportif, sont devenus propriétaires du titre samedi. Leur plan de reprise prévoit de garder 51 des 112 salariés de France Soir, ainsi que les salariés protégés (représentants du personnel) au nombre de 14, dont certains peuvent faire partie des 51 maintenus.
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