Pas de France Soir lundi dans les kiosques

le 17 avril 2006 à 07h51 , mis à jour le 18 avril 2006 à 14h19

Suite à une reconduction de la grève, le journal ne sera pas vendu lundi. Les journalistes du quotidien restent mobilisés contre le projet des repreneurs qui prévoit de supprimer plus de la moitié des effectifs. Le nouveau président se dit prêt à "remettre de l'argent et à embaucher de nouveaux salariés dès que la pente sera ascendante".

France soir journalistes resistance

Les salariés de France Soir, mobilisés depuis mercredi contre le projet des repreneurs qui prévoit de supprimer plus de la moitié des effectifs, ont voté dimanche à l'unanimité la poursuite de la grève. "Il n'y aura pas de France Soir lundi dans les kiosques", a déclaré Florence Grosjean, la secrétaire du comité d'entreprise, précisant que le personnel allait organiser "la distribution du numéro Résistance dans les gares et aéroports".

Le personnel en grève depuis mercredi a fait paraître vendredi une édition spéciale du quotidien, exclusivement consacrée à la situation du journal, avec le mot "Résistance" barrant la Une. "Il y aura une autre assemblée générale lundi vers 10h30", a indiqué Florence Grosjean.

"Je comprends"

Le nouveau président de France Soir, Jean-Pierre Brunois, s'est rendu samedi au siège du quotidien à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), près de Paris, mais les salariés présents l'ont accueilli en lui tournant le dos. Dans Libération, il se dit prêt à "remettre de l'argent et à embaucher de nouveaux  salariés dès que la pente sera ascendante". "Je comprends le désarroi des salariés, mais je ne suis pas responsable de  la situation (...) je reste totalement ouvert au dialogue", déclare encore Jean-Pierre  Brunois.

A la suite du jugement du tribunal de commerce de Lille, mercredi, M. Brunois, promoteur immobilier, et Olivier Rey, journaliste sportif, sont devenus propriétaires du titre samedi. Leur plan de reprise prévoit de garder 51 des 112 salariés de France Soir, ainsi que les salariés protégés (représentants du personnel) au nombre de 14, dont certains peuvent faire partie des 51 maintenus.

le 17 avril 2006 à 07:51
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

5 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Gg, le 17/04/2006 à 09h33

    Encore des syndicaliste et autres jean foutre qui n 'ont rien compris à l'économie de marché : tu choisit pas mon gars , si t'es pas content , tu te casses. Il serait urgent d'arreter ce mouvement au plus vite sinon cela va se generaliser , dejà l'autre avec sa grêve de la faim : m....y a pus de règles du jeu, ou quoi ????

  • Prince, le 17/04/2006 à 08h41

    Alternative simple. Ok le repreneur se retire et les employés reprennent à leur fais le journal en investissant leur économie et par le soutien financier de la CGT qui réinvestit les cotisations reçues des employés. Il ne reste plus qu'à désigner une nlle direction élue entre eux. Pourquoi ne le font-ils pas?

  • Olivier Labeur, le 17/04/2006 à 03h38

    C'est pas grave, il manque pas de journaux en France!

  • Jean Martin, le 16/04/2006 à 19h10

    Que vaut-il mieux un journal qui peut s'exprimer librement avec moins de salariés ou une presse financée par des moyens étrangers plus ou moins mafieux ?

  • J-Yves, le 16/04/2006 à 18h02

    Investir dans le sectuer du livre en France est vraiment une mauvaise idee. C'est pas pour rien que les autres veulent imprimer en Espagne ou Portugal au lieu de publier dans CGT-Land.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience