
"Si ma personnalité dérange, je suis prêt à m'écarter du projet". Olivier Rey, l'un des repreneurs de France Soir, absent des kiosques depuis le 13 avril, a assuré dimanche soir sur France 3 qu'il pouvait s'écarter du projet au iveau rédactionnel. En revanche, pas question pour lui de se retirer complètement : "mon argent je l'ai mis" dans la reprise, a rappelé le journaliste.
Clap de fin prématuré pour France Soir
La direction de France Soir a décidé de ne pas sortir le dernier numéro du quotidien, initialement prévu mercredi soir pour une mise en vente jeudi matin. La direction invoque un "contexte de menaces" qui rend impossible la réalisation sereine du dernier numéro papier.
Publié le 14/12/2011
"Populaire ne veut pas dire mauvais et crapoteux", a répété Olivier Rey. "Aujourd'hui j'aimerais savoir si c'est moi qui dérange ou si c'est le concept de quotidien généraliste populaire qui dérange les 'résistants' de France Soir, puisqu'ils ont fait un journal qui s'appelle Résistance", a-t-il ajouté. Olivier Rey a estimé que "si le concept pose problème, les journalistes ont la clause de cession. Ils la font tous jouer et ils s'en vont !". "Si notre journal, c'est de la merde, on pourra être critiqués mais laissez nous le faire", a-t-il poursuivi.
La grève a été reconduite de 24 heures dimanche. Les repreneurs veulent conserver 51 postes dans le quotidien qui emploie actuellement 112 salariés, et faire un journal populaire axé sur les faits divers, le sport et les informations "people". Le Comité d'entreprise de France Soir et Presse Alliance, ex-société éditrice du quotidien, ont chacun fait appel du jugement du tribunal de commerce de Lille. Ce dernier a attribué le 13 avril la reprise du titre à MM. Rey et Brunois.
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