Immobilier: les prix à la baisse dans six arrondissements parisiens

le 04 avril 2006 à 15h44 , mis à jour le 05 avril 2006 à 22h26

Les prix de l'immobilier en Ile-de-France ont fortement augmenté en 2005 mais cette progression a été freinée au dernier trimestre, selon les chiffres fournis par les notaires franciliens mardi. Dans six arrondissements de Paris, les prix ont même baissé.

immeubles paris © INTERNE

En 2005, 244.366 biens immobiliers ont été vendus, soit une progression de 1% par rapport à 2004. Un chiffre à la baisse après une augmentation de 3% en 2004 par rapport à 2003. Cette tendance révèle des disparités puisque Paris et le Val-d'Oise ont accusé respectivement une baisse des volumes de 1,5% et de 3,4% tandis que petite et grande couronne ont connu une grande vitalité, la palme de la croissance revenant à la Seine-et-Marne (+3,9%), suivie des Yvelines (+3,2%) et de la Seine-Saint-Denis (+3,2%).

Baisse des prix de l'ancien

Les variations des prix des appartements anciens ont amorcé au 4e trimestre une phase de décrue par rapport au trimestre précédent comme en témoignent les indices Notaires-Insee de Paris (+1,7% contre 5,3% au 3e trimestre), de la petite couronne (+1,2% contre 5,8%) et de la grande couronne (+2,2% contre 5,2%). Les prix ne baissent donc pas mais augmentent moins vite.

Sauf dans six arrondissements de Paris, où les prix ont  baissé:  -1,2% dans le 10e, -1,5% dans le 1er, -2% dans le 4e, -3,4% dans le 3e, -4,5% dans le 6e et -4,6% dans le 2e. "C'est un phénomène de décrue traditionnel. Dans ces arrondissements, la hausse des prix avait été forte au trimestre précédent", a commenté Me Catherine Carely, notaire.

46 % de propriétaires en Ile-de-France

Les notaires franciliens n'étaient pas en mesure de faire de prévisions pour 2006 mais se sont inquiétés des difficultés persistantes que rencontrent les Franciliens pour se loger. 57% des Français sont propriétaires de leur logement en France mais ils ne sont que 46% en Ile-de-France, a rappelé Mme Carely.

"La croissance moyenne de la population francilienne a doublé entre 1999 et 2005 par rapport à la période 1990/1999 alors que la production de logements neufs a été divisée par deux en dix ans", a expliqué Me Gérard Oury, notaire. En outre, la baisse constante du nombre de personnes par foyer (conséquences de divorces, multiplication de foyer monoparental) constitue une pression supplémentaire sur les prix, a-t-il ajouté.

Immeuble parisien. Image d'archives. DR.

le 04 avril 2006 à 15:44
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14 Commentaires

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  • Marc, le 05/04/2006 à 12h19

    Enfin une bonne nouvelle si la baisse perdure.un appartement de 80m2 a 12 km de lyoncoute 190000euros c'est une honte et lamentable.les agences sont les responsables ils vous font visiter des vieux taudis a des prix qui depassent la raison.merci de me publier

  • Tiensdonc, le 05/04/2006 à 11h32

    N'attendez pas de crack immobilier tant que les taux d'interêts restent à leur niveau actuel, historiquement bas. 91 c'etait, rappelons le des taux d'interet à 7% et un taucx de chomage bien plus élevé qu'aujourd'hui. Si les prix ont augmenté, ce n'est pas de la speculation, mais une modification profonde de la société: En 91: 45 % des francais etaient prorietaires, ils sont 57% aujourd'hui. Ils ont pris conscience qu'au rythme ou cela va, il va etre tres risqué d'arriver à la retraite sans être propriétaire de son logement .

  • Riton, le 05/04/2006 à 11h11

    Ca fait maintenant plus de 2 ans qu'on nous annonce la baisse des prix, on nous ressort, ca y est ca baisse!c'est l'augmentation qui ralentie, les prix eux continuent de monter

  • Rose, le 05/04/2006 à 11h01

    Bonjour à toutes et tous, et bien ici dans le SUD, pas de baisse à l'horizon !!!!! Les prix restent toujours aussi élevés, et hors de la réalité, les gens, promoteurs etc... sont fous, un bout de terrain (200 m2) à 160 000€, c'est d'un autre monde, perso avec mon époux nous touchons 3600€ ( j'ai une activité pro), et bien, nous devrions nous endetter sur 30 longues années, et pour un remboursement qui avoisine les 1000€, c'est de la folie douce. Tout le monde a le droit à son EL DORADO, mais ...... De toute façon, un jour ou l'autre il y aura un effet bomrang ( désolée pour l'orthographe).

  • Frederic, le 05/04/2006 à 08h49

    Bonjour, Ma réaction concerne la fin de l'article. Il faudrait arrêter de trouver des prétextes aux prix (divorce etc..), la population en Idf a un flux migratoire négatif. De plus des logement vide il y en a beaucoup. L'émission du droit de Savoir d'hier en dénombre 75000 dans le parc HLM en IdF. Donc il n'y a pas pénurie. Il manque surtout de volonté politique. Vous devriez parler plus des logement HLM (donc financés par la société) qui restent vides alors que des gens sont en camping. Il y a des coups de pied au culs par milier qui se perdent dans l'administration des HLM. Cordialement

  • Michel, le 05/04/2006 à 06h22

    J'ai achété un appartement dans le 18e à 76000 euros en 97 et revendu en 2004 162000 euros sans aucune difficulté. Par contre si le nouvel occupant veut vendre je le plains..

  • Hervé, le 05/04/2006 à 03h43

    A Vincennes et Saint-Mandé aussi les prix ont baissé. Depuis 18 mois, les transactions se font à 30 ou 40% en dessous des prix affichés en agence qui vont jusqu'au prix aberrant de 5500 euros le m2.

  • Thierry, le 05/04/2006 à 00h17

    A Gerard de Grenoble: les prix vont pas chutter, il y a pleins de gens en Angleterre qui peuvent acheter: les anglais ne passent pas leur vie a faire des greves pour un rien donc ils ont un pouvoir d'achat...

  • Jean-Luc, le 04/04/2006 à 23h52

    Qu'est ce qu'une baisse de 1,5 % pour le 10 eme arrondissement alors que celui ci avait progessé de 22,4 % du 3 eme trimestre 2004 au 3 eme trimestre 2005 Par les 1 er, 2 eme et 3 eme les chiffres étaient : + 15,2 %, 16,4 % et 15,9 % -sources notariales. Pour moi il s'agit plutôt d'une petite correction alors que les autres arrondissements consolident ou progressent encore. Quand on sait que les prix recommencent à monter à Londres depuis le début de l'année et qu'il n'y a pratiquement plus de constuctions neuves dans Paris, il ne faut pas s'attendre à ce que cela baisse. Par contre, cette situation est typiquement parisienne et je ne serai pas surpris qu'en grande couronne ou en province, la baisse des prix, les mettent plus en phase avec les fondamentaux.

  • Liberte, le 04/04/2006 à 22h24

    Je fais faire l'egoiste et esperer une baisse importante des prix, voir une bonne crise comme au debut des annees 90. Cela me permettra de ne pas regretter de n'avoir pas achete au cours actuel, un peu excessif.

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