© LCIChaque année, le Réseau d'alerte sur les inégalités (RAI), un collectif d'associations, de syndicats et de chercheurs, publie une étude sur les inégalités et la pauvreté en France : c'est le baromètre BIP-40. Et cette année, il est nettement dans le rouge."En 2004, le BIP-40 s'envole d'abord à cause de la hausse du chômage", constate le RAI, qui a mis en ligne cette semaine (www.bip40.org) ce baromètre regroupant "plus de 60 indicateurs" issus de statistiques officielles dans six domaines : revenus, emploi, éducation, logement, santé, justice.
Cette hausse est la troisième consécutive, après deux années de baisse en 2000 et 2001. "La hausse a été particulièrement forte en 2003 et s'est poursuivie en 2004 : cette année-là, les inégalités ont atteint leur plus haut niveau depuis 20 ans", commente le collectif. "Les chômeurs non seulement sont plus nombreux, mais ils reçoivent moins souvent une indemnisation : la proportion d'allocataires de l'Unedic parmi les demandeurs d'emploi diminue" en 2004, constate les auteurs du baromètre.
"Une dégradation sans précédent de la situation du logement"
"Les écarts de taux de chômage entre cadres et ouvriers recommencent à augmenter, de même qu'entre jeunes et vieux", ajoutent-ils, estimant que "cette situation pèse sur les conditions de vie des ménages dont une proportion croissante vient gonfler le nombre d'allocataires de minima sociaux".
Le RAI constate que "la précarité de l'emploi (CDD, intérim, sous-emploi) a recommencé à augmenter en 2004". Il évoque "une dégradation sans précédent de la situation du logement", soulignant que "le nombre d'assignations pour loyers impayés n'a jamais été aussi élevé qu'en 2004". "La réforme de l'assurance maladie va laisser à la charge des patients une part croissante des frais de santé", ajoute-t-il. Par ailleurs, "les politiques fiscales ont continué à favoriser les ménages les plus aisés", indique ce réseau.
Photo d'ouverture : archives
Retour MYTF1
Chargement en cours...




