
Selon Les Echos, les salaires des patrons du CAC 40 sont restés plutôt stables, passant de 2,24 millions d'euros par an en 2004 à 2,27 millions d'euros l'an dernier. Le quotidien économique explique cette stabilité statistique par le renouvellement des dirigeants - nouveaux donc moins payés - et la modification de la liste des sociétés du CAC 40.
Ainsi François-Henri Pinault a-t-il perçu 937.000 euros quand son prédécesseur Serge Weinberg touchait 2,2 millions l'année précédente. La tendance devrait se poursuivre, selon Les Echos, avec le remplacement annoncé chez L'Oréal de Lindsay Owen-Jones, aujourd'hui le patron le mieux payé du CAC avec un salaire en augmentation de 11% à 7,358 millions d'euros.
Modération chez EDF et GDF
L'autre explication serait la nouvelle composition de l'indice. Les entreprises publiques EDF et GDF rémunèrent moins leurs dirigeants que les sociétés qu'elles remplacent au CAC 40, Casino et TF1. Pierre Gadonneix chez EDF a reçu 550.000 euros et Jean-François Cirelli chez GDF, 340.000.
Le cercle des patrons touchant plus de 3 millions d'euros par an compte désormais neuf membres avec l'arrivée de Daniel Bouton (Société générale), Jean-François Dehecq (Sanofi) et Thierry Desmarest (Total). Au train auquel augmente sa rémunération (+80% en 2005 et presque autant l'année avant) le PDG des AGF, Jean-Philippe Thierry, payé 2,8 millions, aura tôt fait de les rejoindre. Une exception dans un tableau où seul un quart des patrons a été augmenté de plus de 20%.
(Image TF1/LCI : Lindsay Owen-Jones)
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