© INTERNEVous publiez vendredi les résultats de votre enquête annuelle sur la tarification bancaire : avez-vous remarqué une hausse significative des tarifs ?
Reine-Claude Mader (présidente de la CLCV) : Nous n'avons pas constaté de hausses exceptionnelles mais il y a tout de même des hausses de 3% 4% selon les produits et même de 8% pour certains. Même si les banques ont fait des progrès en termes de communication sur leurs tarifs, il est toujours difficile d'avoir une vision claire du marché en raison des grandes différences d'une caisse à une autre au sein d'un même réseau. Il faut par exemple faire très attention quand on déménage. Si vous êtes au Crédit Mutuel Ile-de-France, il n'est pas du tout évident que vous ayez intérêt à passer au Crédit Mutuel de la région où vous allez. De manière générale, les clients doivent avoir une attitude de concurrence vis-à-vis de leur banque.
Vous notez dans votre enquête annuelle que, même si la Banque postale pratique les tarifs les moins chers, elle les a beaucoup augmentés.
R.C M : En effet, La Poste a augmenté sa carte bancaire de 3%, ses chèques de banque de 5%, ses frais de rejet de prélèvement de 5%... Elle a par ailleurs annoncé une nouvelle hausse de ses tarifs au 1er juillet ce qui veut dire qu'elle devient de plus en plus une banque commerciale, une banque comme les autres.
Comment expliquez-vous que beaucoup des tarifs les plus chers que vous avez relevés soient pratiqués en Martinique ?
R.C M : C'est vrai, par exemple quand la Caisse d'Epargne facture en moyenne 12 euros par an les frais de gestion d'un compte, elle demande 48 euros pour le même service en Martinique. Ils atteignent même 70 euros au Crédit Agricole. Et ce ne sont que deux exemples parmi d'autres. Il faut que les antennes locales de la CLCV se penchent sur la question de la concurrence en Martinique parce que j'imagine qu'il ne doit pas y en avoir beaucoup pour que les banques se permettent de faire de tels tarifs.
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