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Il s'agit du principal facteur de tension actuel et le marché réagit à chaque nouvelle en provenance des deux fronts principaux, l'Iran et le Nigeria, tous deux membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et gros producteurs. Les opérateurs redoutent une interruption durable de l'approvisionnement en cas de sanctions internationales ou de blocage du détroit stratégique d'Ormuz dans le cas iranien. Au Nigeria, la situation est très tendue et les attaques de mouvements séparatistes sur les installations pétrolières ont fait baisser les exportations pétrolières du Nigeria de plus de 20% depuis le début de l'année. A cela s'ajoutent les autres foyers de tension comme l'Irak et la permanence de la menace terroriste dans certains pays producteurs du Golfe. D'autres pays producteurs, Venezuela, Tchad, Russie, sont également dans une situation jugée "inconfortable".
LE MANQUE DE CAPACITES DE PRODUCTION
La plupart des pays producteurs pompent à plein régime et seule l'Arabie saoudite dispose réellement de capacités de production non utilisées, mais il s'agit de pétrole lourd, difficile à raffiner. Cette faiblesse de marge de manoeuvre en cas de problème dans l'un des pays producteurs est un des sujets de préoccupation majeurs des opérateurs de marché. De manière générale, les difficultés rencontrées ces dernières années ont toutefois conduit à une prise de conscience tant des producteurs, qui accroissent peu à peu leurs investissements, que des consommateurs, qui ont renfloué leurs stocks.
LE MANQUE DE CAPACITES DE RAFFINAGE
Les ravages des cyclones de l'été dernier aux Etats-Unis ont achevé de démontrer les faiblesses de cette industrie, devenue un véritable goulot d'étranglement. Aucune raffinerie n'a été construite en Europe ni aux Etats-Unis depuis 30 ans et celles qui existent ont souvent besoin d'être rénovées. Pire, beaucoup sont inadaptées au brut lourd, le seul que peuvent ajouter les pays producteurs à leur offre actuelle. Le manque de produits raffinés contribue à alimenter la hausse des cours du brut. Aux Etats-Unis, ce facteur est encore aggravé par l'entrée en vigueur de nouvelles normes environnementales : les pétroliers américains redoutent de manquer d'éthanol, nouvel additif de l'essence, alors que doit démarrer prochainement la saison des départs en vacances en voiture. Dans ce contexte, la forte chute des stocks d'essence annoncée mercredi aux Etats-Unis a donné un nouveau coup de fouet aux cours. Le marché montre en outre des signes de nervosité à l'approche de la saison des ouragans.
UNE CROISSANCE DE LA DEMANDE TOUJOURS SOUTENUE
La reprise quasi-simultanée de toutes les économies du monde depuis deux ans a entraîné un boom de la consommation de pétrole, notamment en Chine et aux Etats-Unis. La croissance mondiale restera forte en 2006 à +4,9%, selon le FMI. L'Agence internationale de l'Energie prévoit une progression de 1,8% de la demande mondiale de pétrole en 2006, à 85,1 millions de barils par jour.
L'INTERET DES INVESTISSEURS ET LA SPECULATION
Les fonds de pension sont massivement présents sur les marchés pétroliers comme sur l'ensemble du secteur des matières premières, pas toujours dans une optique spéculative. Selon certains experts, la spéculation amplifie le mouvement de hausse des cours, mais n'en est pas à l'origine.
Photo d'ouverture : archives
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