Rey-Brunois choisis pour reprendre France Soir

le 12 avril 2006 à 18h42 , mis à jour le 12 avril 2006 à 20h42

La justice a désigné mercredi le journaliste Olivier Rey et l'homme d'affaires Jean-Pierre Brunois comme repreneurs du quotidien. Hostile à cette reprise, la rédaction s'est aussitôt mise en grève. Le journal ne sortira pas jeudi.

France Soir siège

Le tribunal de commerce de Lille a désigné mercredi le journaliste Olivier Rey et l'homme d'affaires Jean-Pierre Brunois comme repreneurs du quotidien France Soir, placé en redressement judiciaire le  31 octobre 2005. Brunois et Rey avaient indiqué dans leur projet vouloir reprendre 51  salariés sur les 112, pour faire de France Soir un tabloïd populaire. "On va revenir aux fondamentaux de France Soir", a déclaré Olivier Rey à l'AFP.

 "On a fait un projet cohérent au niveau de la gestion et de la reconstruction du titre", a ajouté l'ancien journaliste de France Soir, entre 1977 et 1979. "On a mis 700.000 euros pour racheter le titre et on reprend 51 salariés",  a-t-il précisé. Un des représentants du projet présent à l'audience au tribunal, Guillaume  Boureux, a toutefois ajouté que l'objectif était "d'augmenter les ventes du  journal et de réembaucher à terme des journalistes".

Pas de journal jeudi

Hostiles à ce projet, les salariés de France Soir se sont immédiatement mis en grève. "Nous allons essayer d'ouvrir le dialogue avec les salariés qui restent, et  essayer d'être intelligents de notre côté. J'espère que l'intelligence sera réciproque", a déclaré M. Rey. "Comment voulez-vous sauver un journal qui perd aujourd'hui 800.000 euros  par mois avec 118 salariés (les salariés sont 112, selon la lettre ouverte  favorable à la solution russe publiée mardi dans le quotidien, ndlr), 22  pigistes réguliers et 60 occasionnels?", a-t-il ajouté.

Les salariés plaidaient en faveur du projet présenté par le groupe de médias russe Moscow News de l'homme d'affaires à quadruple nationalité (française, israélienne, angolaise, canadienne) Arcadi Gaydamak, qui prévoyait de conserver tous les salariés. Moscow News a pris le contrôle pendant la procédure de la  société éditrice de France-Soir, Montaigne Press. "Nous sommes en colère, le tribunal a choisi la plus mauvaise solution,  celle qui aboutit à licencier le plus et qui donne le moins d'avenir au  journal", a déclaré à l'AFP le délégué syndical CGT Christian Gourdet, qui  représentait le personnel dans la procédure. Le quotidien ne paraîtra pas jeudi, a-t-il ajouté, en précisant envisager de  faire appel du jugement.

le 12 avril 2006 à 18:42
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2 Commentaires

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  • Patrick, le 13/04/2006 à 07h34

    Bonjour quelle confiance peut on accorder a un homme qui a une quadruple nationalite et d'ou vient l'argent avec lequel il rachetai le journal les syndicats français encore une fois ne voient pas plus loin que le bout de leur nez

  • Sébastien LEDUC, le 12/04/2006 à 20h16

    Voilà maintenant que les syndicats posent des ultimatums à la justice... On aura tout vu.

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