© TF1RÉACTIONS SYNDICALES :
No comment :
Plusieurs centrales se sont agacées du manque d'éléments "nouveaux" sur le CPE. CGT et CFDT ont ainsi refusé de se prononcer sur l'intervention de M. Villepin, perçue comme un exercice d'équilibre politique. L'essentiel du propos du Premier ministre visait "à rappeler" qu'il était "le patron du gouvernement", a-t-on ainsi estimé à la CFDT, alors que "l'important est avant tout de sortir de la crise, ce qui suppose une abrogation du CPE". Les syndicats ont prévu de se revoir lundi après-midi au siège de la CGT pour envisager les suites de la mobilisation si l'intersyndicale n'a pas obtenu d'ici là l'assurance du retrait du CPE.
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "une provocation"
Premier à réagir à la conférence de presse mensuelle de Dominique de Villepin, le secrétaire général de FO a jugé Dominique de Villepin "hors du temps et du réel" sur le CPE. "Evoquer la flexibilité relevait de la "provocation". Pour M. Mailly, "le CPE n'est pas amendable, il doit disparaître", conclut-il.
Jacques Voisin, président de la CFTC : "l'urgence, c'est de retirer le CPE"
"Nous avons déjà exprimé par le passé notre intérêt pour la sécurisation des parcours professionnels mais, pour l'instant, l'urgence c'est d'apaiser, mettre fin à la crise, retrouver la confiance : l'urgence, c'est de retirer le CPE, car le CPE, ça passe pas"
Bernard van Craeynest, président de la CFE-CGC : "une forme de mea culpa très insuffisant"
"J'ai bien noté une forme de mea culpa, bon à entendre, mais qui est très insuffisant et loin de régler les problèmes posés". Jugeant "inintelligibles" les propos de Dominique de Villepin sur le débat autour du CPE et le sort final qui attend le contrat première embauche, Bernard van Craeynest a ajouté: "J'ai déjà dit à la délégation parlementaire qu'on ne replâtre pas des ruines. On les évacue et après on reconstruit un nouvel édifice. C'est pourquoi nous souhaitons avoir un message fort d'apaisement par une loi rapide pour évacuer le CPE".
Gérard Aschieri (FSU) : "pas de discussions possibles" sans abroger CPE
"Il faut bien que le Premier ministre comprenne que les discussions ne seront possibles qu'à partir du retrait du CPE : si, comme on nous le dit, il n'y a plus de tabou, d'a priori, alors il faut très vite, très vite, que la loi abroge le contrat première embauche".
Alain Olive (Unsa): pour ouvrir des débats, Villepin doit retirer le CPE
"Plutôt que d'exprimer des regrets, je préférerais que le Premier ministre tire des leçons", et décide notamment "de revoir tout notre système de négociation collective".
Jean-Michel Nathanson (Solidaires) : "le retrait du CPE, préalable à la discussion"
"Le retrait du CPE est un préalable à toute discussion. Si le Premier ministre souhaite que le mouvement social s'arrête, il doit retirer cette loi refusée par tout le monde. Ce n'est que si le CPE est retiré qu'on pourra aller vers l'apaisement et les discussions évoquées par le Premier ministre".
RÉACTIONS POLITIQUES :
Jack Lang (PS) sur LCI : Villepin "enivré par ses propres paroles"
Dominique de Villepin "est surtout à l'écoute de lui-même. Il est enivré par ses propres paroles. Il me fait penser aux paroles de la chanson de Dalida : Paroles, paroles, paroles... (...) Il demande aux étudiants de reprendre les études : qu'il les y incite en acceptant, par un acte courageux, de retirer un texte dont personne ne veut ! (...) La situation n'a que trop duré, la jeunesse en souffre, le pays en souffre, tout le monde en souffre, pourquoi cet entêtement presque enfantin ?"
Serge Coronado, porte-parole des Verts : "une provocation"
"La conférence de presse de Dominique de Villepin apparaît comme une provocation. Après deux mois de mobilisation sociale, le Premier ministre voudrait se présenter devant le pays comme un homme ouvert à la discussion tout en défendant toujours le principe du CPE. Les Verts dénonce un telle attitude de pompier pyromane et considèrent que l'abrogation du CPE est la condition incoutournable pour un retour au calme".
Communiqué du PCF : "le Premier ministre tente de gouverner contre le peuple"
"Comme le chef de l'Etat, le Premier ministre tente de gouverner contre le peuple. C'est insupportable et dangereux. (Dominique de Villepin) est désormais totalement dépassé par la situation et plutôt que de proférer vainement de grands discours, le seul mot qu'il doit prononcer, c'est abrogation".
Georges Sarre (MRC) : "Villepin n'a pas bougé d'un centimètre"
"Dominique de Villepin n'a pas bougé d'un centimètre, il n'a que la flexibilité en tête en guise de politique de l'emploi".
François Sauvadet, porte-parole de l'UDF : "un Premier ministre dos au mur"
"On aurait pu faire l'économie d'une crise aussi profonde dans le pays, si au lieu de s'entêter pendant toute cette période, il y avait eu un vrai dialogue préalable. Ce dialogue arrive bien trop tard". Avec "une volonté affichée de jouer la carte de l'apaisement", Dominique de Villepin a donné "l'image d'un Premier ministre dos au mur.
Hervé Mariton (UMP, villepiniste) : "Dominique de Villepin a parlé confiance"
"Certains attendaient un exercice de contrition. Il aurait été injustifié et inutile. Dominique de Villepin a parlé confiance et recherche des résultats : c'est plus utile. Il a choisi d'être volontaire, exigeant, responsable".
Photo d'ouverture : Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO - archives
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