© LCILors de l'entrée des pays de l'Est dans l'UE en mai 2004, seuls trois pays, le Royaume-Uni, la Suède et l'Irlande, leur avaient immédiatement ouvert sans restrictions les portes de leur marché du travail. Les 12 autres "anciens" membres de l'UE, craignant un afflux d'immigrés, leur avaient imposé des restrictions temporaires, notamment des obligations d'obtentions de permis de travail, parfois assorties de quotas. Quatre pays, l'Espagne, le Portugal, la Finlande et la Grèce l'ont informée de leur décision de lever à leur tour toutes les restrictions.
Au cas par cas
Seuls deux pays, l'Allemagne et l'Autriche, confrontés à un réel afflux de ressortissants de l'Est, ont décidé de les maintenir en l'état.
La France, le Luxembourg et la Belgique ont décidé de les assouplir dans les secteurs où les besoins de main d'oeuvre sont forts. La France, par exemple, va ouvrir son marché de façon "progressive et maîtrisée", ciblant des secteurs comme le bâtiment, les travaux publics, l'hôtellerie et l'agriculture, où la main d'oeuvre manque.
L'Italie a augmenté à 170.000 les quotas réservés aux travailleurs des nouveaux pays membres.
Après avoir dans un premier temps indiqué que les restrictions allaient être levées, les Pays-Bas ont quant à eux fait marche arrière. Ils ont finalement décidé de les maintenir au moins jusqu'à la fin 2006, date à laquelle le Parlement devrait réexaminer la question. Le Danemark a informé vendredi soir la Commission qu'il ne levait pas non plus les restrictions mais un assouplissement n'est pas exclu.
Dynamiser les économies
La Commission a jugé vendredi "très satisfaisante" cette évolution. "On ne s'attendait pas à un tel résultat il y a quelques mois", a déclaré une porte-parole, Katharina Von Schnurbein. Le commissaire européen à l'Emploi, Vladimir Spidla, avait plaidé en février pour une ouverture maximale. Citant l'exemple des trois pays "pionniers" en la matière, il avait assuré que plus d'ouverture n'aggraverait pas le chômage, mais au contraire dynamiserait les économies de la "Vieille Europe".
La porte-parole de la Commission a émis vendredi l'espoir que les pays fassent de nouveaux efforts pour lever les barrières restantes avant la prochaine date-butoir de 2009. Les pays qui voudraient maintenir des restrictions après cette date et jusqu'en 2011, date à laquelle toutes les restrictions devront avoir disparu, devront se justifier devant Bruxelles, ce qu'ils n'avaient pas à faire cette année.
(D'après AFP)
Image d'archives.LCI.
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