
Sud Rail a appelé lundi soir les contrôleurs SNCF à la grève à compter du mardi 23 mai à 12H00, en demandant à la direction de la SNCF "l'ouverture immédiate de négociations" sur les salaires et rémunérations. Selon Didier Marchat, du bureau fédéral Sud Rail, interrogé par l'AFP ce mouvement "ne va pas peser sur le trafic en région parisienne, mais peut gêner le trafic en régions sur les TER, TGV et trains Corail, en fonction du pourcentage de grévistes". La grève est "reconductible", a-t-il précisé.
Sud Rail, qui est seul à appeler à la grève, et est la deuxième organisation syndicale chez les contrôleurs derrière la CGT, estime que le relevé de négociations présenté vendredi dernier par la direction de la SNCF "est tout à fait insuffisant", selon son communiqué. Une réunion, lundi après-midi, ne s'est pas révélée plus probante, ajoute-t-il. "Il semblerait que la direction de l'entreprise n'ait pas pris la mesure du mécontentement de contrôleurs", poursuit le communiqué. Selon M. Marchat, Sud Rail demande que "tous les contrôleurs puissent finir leur carrière en haut de la grille", alors que 3% d'entre eux y parviennent actuellement. Le syndicat dénonce également le fait que "la prime de travail n'a pas été réévaluée depuis 2001".
A titre d'exemple, la direction régionale Champagne-Ardennes de la SNCF prévoyait lundi soir 3 TER (trains express régionaux) sur 4 en raison de la grève des contrôleurs, mais "aucune incidence sur le trafic national". Selon le communiqué de Sud Rail, une pétition nationale lancée il y a neuf mois en faveur de "la reconnaissance du métier de contrôleur a recueilli à ce jour plus de 7.000 signatures de contrôleurs sur 10.000".
Retour MYTF1
Chargement en cours...





