Borloo : il faut "recréer la confiance"

le 21 mai 2006 à 21h18 , mis à jour le 21 mai 2006 à 21h27

Invité dimanche sur LCI, le ministre de l'Emploi a estimé qu'il fallait "recréer la confiance" entre le gouvernement d'un côté et les Français et une partie de la majorité de l'autre, après l'épisode du contrat première embauche.

TF1/LCI Jean-Louis Borloo ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale © LCI

Il a qualifié ce travail de "prioritaire". Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo a estimé dimanche lors du Grand jury RTL/LCI/Le Figaro, qu'il fallait "recréer la confiance" entre le gouvernement d'un côté et les Français et une partie de la majorité de l'autre, après l'épisode du contrat première embauche (CPE).

Le ministre a dit s'être opposé à Dominique de Villepin, sur l'opportunité de mettre en place le CPE, qui prévoyait, pour les jeunes de moins de 26 ans, une période de "consolidation" de deux ans durant laquelle le jeune aurait pu être licencié sans justification. "C'est un secret de polichinelle que de dire que Gérard Larcher (le ministre délégué à l'Emploi, ndlr) et moi, et d'autres ministres, considéraient que si l'objectif était bon, peut-être qu'il pouvait y avoir une véritable incompréhension", a-t-il poursuivi. "Evidemment qu'il y a eu des tensions, c'est normal", a-t-il poursuivi. Mais "un arbitrage a ensuite été rendu, une décision a été prise", a-t-il ajouté, rappelant qu'il avait ensuite soutenu le CPE devant le Parlement.

Quant au Contrat nouvelles embauches (CNE), instauré à l'été 2005 pour les entreprises de moins de 20 personnes (sans condition d'âge du salarié), et qui avait inspiré le CPE, M. Borloo n'a pas écarté "une évolution" sur le plan législatif, après une évaluation en juin. "Ne me faites pas dire qu'il y aura des modifications législatives. On commence par évaluer et puis on verra après", a-t-il tenu à préciser. Le ministre a estimé que ce contrat avait "débloqué des situations d'embauche qui attendaient depuis longtemps et ne se débloquaient pas". Sur le front de la lutte contre le chômage, il a par ailleurs déclaré que l'objectif "est qu'il y ait au moins entre 200.000 et 400.000 chômeurs de moins dans les douze mois qui viennent".

2007 : "pas de place pour 2 candidats de la droite républicaine"

Jean-Louis Borloo a estimé qu'il n'y avait "pas de place pour deux candidats de la droite républicaine" à l'élection présidentielle de 2007. "On n'est pas, comme il y a dix ans, dans l'idée qu'il puisse y avoir deux sensibilités" de la droite s'exprimant lors de cette échéance, a ajouté le ministre. Pour lui, "le plus vraisemblable, à cette heure-ci, c'est que Nicolas Sarkozy soit le candidat", car "il y a une procédure (...) et il sera donc légitime". Mais, a-t-il ajouté, "cela n'empêchera pas le débat interne à l'UMP, car la droite sociale, ce qu'elle porte, ce qu'elle défend comme valeurs, est indispensable pour l'avenir de notre pays et par ailleurs pour gagner l'élection présidentielle". Jean-Louis Borloo a expliqué qu'il "essayait de porter" cette "droite sociale". S'agissant d'une nouvelle candidature de Jacques Chirac à la présidentielle, il Borloo a jugé que c'était "son affaire".

(Jean-Louis Borloo dimanche soir sur le plateau du Grand Jury/LCI)

le 21 mai 2006 à 21:18
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