© AFPL'intersyndicale STC et FO, en première ligne du mouvement de grève des porteurs insulaires de Corse-Matin, et la CGT ont finalement trouvé un accord dimanche soir sur l'intitulé du protocole de sortie de grève, une question qui a envenimé les discussions menées durant six heures au siège niçois de Publinice, filiale de portage du groupe Nice-Matin.
"Après quarante jours de grève, on est contents que tout le monde puisse reprendre le travail. Il faut vraiment que le journal reparte sur de bonnes bases, a déclaré le directeur général du groupe, Jean-Pierre Decaudain, exprimant son "soulagement". Selon lui, le coût du conflit est de l'ordre de 1,6 million d'euros. "Cet accord signé après plus d'un mois de grève légitime notre mouvement, il aurait pu être signé plus tôt si la direction et la CGT s'étaient montrées plus attentives à nos revendications", a déclaré Jean-Marie Orsoni, représentant du STC.
En kiosque malgré tout
Le conflit était résolu sur le papier depuis vendredi soir, avec un accord sur les revendications des porteurs insulaires puis sur l'étalement des retenues pour les jours de grève sur 26 mois. Mais les dernières discussions s'étaient heurtées dimanche à un différend syndical. Alors que le STC et FO exigeaient la signature d'un "accord de fin de grève", la CGT demandait la signature de deux accords distincts, l'un sur la fin du conflit et l'autre sur le fond.
Une cinquantaine de grévistes de Publinice, qui emploie environ 115 personnes, avaient cessé le travail depuis le 18 avril pour demander une amélioration de leurs conditions salariales. Corse-Matin n'avait plus été imprimé depuis le 20 avril, la direction ayant notamment demandé aux journalistes de ne plus se présenter dans leurs agences, dont les accès avaient été occupés par les grévistes au début du conflit. Le journal a retrouvé le chemin des kiosques vendredi, malgré des tentatives de blocage des grévistes qui ont encore perturbé sa distribution samedi.
D'après AFP
(Image AFP)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





