Le courrier de Parisot qui fâche

le 04 mai 2006 à 08h49 , mis à jour le 04 mai 2006 à 08h58

La présidente du Medef s'oppose au renforcement des effectifs de l'inspection du travail. Et elle l'a fait savoir au ministre du Travail en lui adressant un courrier. Les syndicats parlent d'"insultes".

TF1/LCI : Laurence Parisot sur LCI à propos de la crise du CPELaurence Parisot sur LCI à propos de la crise du CPE

Laurence Parisot a fait part à Gérard Larcher de la "vive opposition" du Medef à l'augmentation des effectifs de l'inspection du travail et au renforcement des sanctions contre les entreprises prévus par le ministre de l'Emploi, dans un courrier dont l'AFP a obtenu copie mercredi. Gérard Larcher a dévoilé, le 9 mars, un plan de modernisation de l'inspection du travail prévoyant la création de 700 postes supplémentaires en cinq ans ainsi que le renforcement des sanctions afin de donner aux agents "les moyens d'action et de dissuasion nécessaires".

Le conseil et la prévention plutôt que les sanctions

Dans un courrier adressé au ministre le jour même, et révélé mercredi par le Canard Enchaîné, la présidente du Medef fait part de "la plus vive opposition" de l'organisation patronale "au renforcement des sanctions pénales et à l'institution de sanctions administratives pécuniaires ainsi qu'à une très forte augmentation des effectifs". "Je ne pense pas que l'aggravation des pénalités encourues soit une réponse à l'amélioration du dispositif de contrôle", écrit-elle, prônant à la place un "renforcement du rôle de conseil et de prévention" de l'inspection du travail.

Renforcer la formation des inspecteurs

Mme Parisot déplore en outre les lacunes du plan en matière de "recrutement et de formation des agents de contrôle". "Je regrette de n'avoir trouvé dans le plan aucune exigence relative à l'exécution de stages en entreprise, ni aucune valorisation d'une expérience professionnelle antérieure à l'intégration dans ces fonctions", indique-t-elle. S'agissant des "critères d'avancement", la présidente du Medef estime "indispensable" de prendre en compte "la qualité du travail, l'aptitude à la relation et l'impartialité des agents". "Trop souvent, les entreprises témoignent en effet, du non-respect de cette exigence et de l'interférence d'une affiliation syndicale sur l'exercice du contrôle", affirme-t-elle, avant de demander une "modification en profondeur" du plan et une "concertation approfondie avec les entreprises".

Dans une lettre ouverte, les syndicats CGT, SNU, Sud et Unsa de l'inspection du travail ont demandé à Gérard Larcher de dénoncer "publiquement" ces écrits "insultants", regrettant que les agents soient "une fois de plus caricaturés, dénigrés et que leur impartialité soit suspectée".

le 04 mai 2006 à 08:49
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19 Commentaires

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  • Gotics, le 04/05/2006 à 14h00

    2 inspecteurs tués lors d'un controle. Manque criant de moyens. Pression du Patronat sur les inspecteurs lors des visites. De plus en plus d'entreprises épinglées pour détournement divers du code du travail. Voilà ce que dénonce Mme PARISOT. Honte au corporatisme qu'elle représente.

  • Pierre, le 04/05/2006 à 13h11

    Il y a quelquess années dans mon entreprise nous avions un poste de travail qui demandais un amplitude horaire de 12heures cette amplitude avais nete decouper comme suit service de 8 h et ensuite service de 4 heures les employés on demander a l'entreprise ainsi qu'a notre client de pouvoir effectuer cette amplitude d'une traite le client c'est montré favorable ainsi que notre entreprise le but etant d'avoir pour eux les memes interlocuteurs durans la journée et pour les employés davantage de jours de repos mensuel ( je signale que les amplitudes horaires de 12 heures sont legales dans le metier de la securité)demande a ete faite a l'inspection du travail npous voulions jouer la transparence et ²reponse de l'inspection du travail ''refus" motif le changement n epeut etre autorisé en cour de contrat l'amplitude demandé aurai due etre fixé dés le depart du contrat moralité parfois quand on veut amelioré on met des batons dans les roues de certaines entreprises et dans ce cas precis dans celui des employés qui unanimement etait pour ce changement mais reglement reglement mon adjudant quand le code du travail empeche d'avancer

  • Pierre, le 04/05/2006 à 13h09

    A force de prendre des mesures de gauche, le gouvernement creuse patiemment et inéluctablement la tombe de la droite pour les éléctions de 2007. Je suis patron d'une PME, et si rien ne change je vais me délocaliser à Bruxelles et à Londres pour échapper à la folie collectiviste des énarques incompétents qui dirigent ce pays.

  • Alain, le 04/05/2006 à 12h00

    Il faut absolument que les entreprises irresponsables qui font appel à des sans papiers soient taxées de très lourdes amendes.Il n'est pas possible que la communauté toute entière supporte le coût faramineux de ces pauvres hères alors que des patrons voyous qui vont les chercher jusque dans leurs pays s'en mettent plein les poches. A l'heure ou on parle de loi sur l'immigration, c'est le point N° du problème.

  • Corrine, le 04/05/2006 à 11h57

    Pitoyable. Voilà qui dirige réellement la France: Laurence Parisot, François Chérèque et Bernard Thibault... Ils sont aux manettes pendant que la Chiraquie nous livre ses pitreries à 2 balles. Entre un porte-avion rouillé et un journal déficitaire en mal de sensations, la voie est libre. La France n'est plus qu'un radeau à la dérive. Vivement 2007 et Mr Sarkozy.

  • Patrick, le 04/05/2006 à 11h57

    Bonjour se sentirait-elle visee aurait elle quelque chose a se reprocher craint elle des sanctions

  • Jacques, le 04/05/2006 à 11h49

    Le patronat n'a plus ni foi ni loi à l'image du gouvernement... Ces messieurs veulent pouvoir magouiller en toute tranquilité prendre toutes les libertés avec le droit du travail et traiter les salariés comme des esclaves.. C'est lamentable..

  • Utopiste, le 04/05/2006 à 11h34

    Vouloir renforcer le contrôle des entreprises pour éviter les abus, c'est bien. Mais à quand le contrôle systématique des salariés en longue maladie pour dénicher les milliers de malades imaginaires qui fraudent sur le dos de la sécu ?

  • Raphael, le 04/05/2006 à 11h32

    J'ai eut a faire à l'inspection du travail dans, 2 cas : salarié en conflit justifié avec son employeur et "patron". Quand je vois le temps que l'on a mis a répondre a mes questions, je me demande effectivement si il n'y a pas besoin de plus de monde. Quand j'ai vu la manière dont on m'a répondu et traité, ou même traité mon ex boss que je ne porte pas dans mon coeur pourtant, alors oui, je dis que, a titre personnel et dans ce cas précis, j'ai pu voir que l'impartialité était absente. Je ne parle même pas du manque de respect incroyable sur le plan humain de la part de personne différentes qui se permettaient de nous parler comme des moins que rien, de ne pas venir aux rdv fixés sans prevenir, de tirer des jugements hatifs sur des sujets complexes qui méritent justement une reflexion. Je ne ferais pas une généralisation à partir de mon cas car je sais qu'il existe des mauvais partout et que pas mal d'inspecteurs du travail font bien leur travail dans des conditions franchement difficile, mais que les syndicats n'aillent pas trop loin dans leur angélisme non plus.

  • Lucien, le 04/05/2006 à 11h23

    La France championne de la dette, des armées de fonctionnaires et du chômage ... Et le Ministre du Travail a la solution: toujours plus de contrôles, toujours plus de lourdeurs admnitsratives ... Pour un cas d'employeur véreux où l'inspection du travail est utile, il y a cent cas dans lesquels elle constitue un frein au développement des entreprises. L'inspection du travail est une fonction d'un autre age ... au 19 ème siècle elle était nécessaire mais aujourd'hui ?

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