L'optimisme ne coûte rien mais, en économie, il n'a pas de prix. Vendredi, c'est en ministre de l'Economie et des Finances volontaire que Thierry Breton s'est présenté devant les journalistes pour une conférence au cours de laquelle il a répété : "oui, la France a retrouvé la croissance". Le locataire de Bercy s'est également montré ferme sur un retour à l'orthodoxie financière souhaitée par Bruxelles.
- Croissance "entre 2 et 2,5%"
Le ministre table sur une progression du PIB située entre 2 et 2,5% en 2006. La croissance a accéléré à 0,5% au premier trimestre, grâce à la consommation des ménages et aux exportations, mais elle reste inférieure aux attentes, selon les chiffres de l'Insee. Pour Thierry Breton, "ces résultats sont bons". L'Insee a revu à la baisse son estimation pour l'ensemble de 2005 à +1,2%, contre +1,4% mais note un "redémarrage de la croissance en milieu d'année" dernière.
- Inflation "bien contenue"
Thierry Breton juge l'inflation "extrêmement bien contenue malgré la hausse du prix du pétrole". Elle s'est située à + 1,7% en avril sur un an.
- Désendettement : objectif 60%
Le ministre de l'Economie et des Finances promet de faire baisser "d'au moins deux points" de PIB la dette de la France en 2006, soit 64,6% contre 66,6% (1138 milliards d'euros). Il s'engage à la faire passer sous les 60% d'ici 2010. Ses outils : les fruits des récentes privatisations et des cessions d'actifs publics. Ainsi, la privatisation des autoroutes fin 2005, mais aussi la vente de la part de l'Etat dans l'industriel Alstom et "bientôt" la privatisation d'Aéroports de Paris rapporteraient au total 12 milliards d'euros.
- Chômage sous les 9%
Le chômage passera, aux dires du ministre, "sous la barre des 9%" avant la fin de l'année 2006, grâce aux créations d'emplois". Il pourrait s'établir à 8,7% l'an prochain, toujours selon Thierry Breton.
- Arcelor et GDF
Evoquant le raid lancé par le groupe de sidérurgie Mittal sur Arcelor, Thierry Breton a averti que le gouvernement "espère prochainement des réponses" de Mittal sur "les engagements qui devront être pris vis-à-vis de ce qui se passe sur le territoire national".
Quant à la fusion prévue entre Gaz de France et Suez, il a indiqué que l'Etat détiendra "plus d'un tiers du capital" du nouveau groupe issu de la fusion et en assurera le "contrôle" par le moyen "d'une action spécifique". Le projet de loi sur cette fusion sera soumis au Parlement "avant l'automne" et "sera l'occasion d'un débat", a-t-il promis.







