Dim et Playtex restructurent

le 15 mai 2006 à 21h02 , mis à jour le 16 mai 2006 à 15h32

450 emplois vont être supprimés en France par le groupe DBApparel, qui regroupe les marques Dim et Playtex. Le site de Château-Chinon sera fermé. La direction affirme vouloir "lisser le coût social de cette réorganisation", mais des élus locaux dénoncent un projet "dramatique sur le plan social et contestable sur le plan industriel".

TF1/LCI : Salariées de DimSalariées de Dim

Le groupe DBApparel, qui regroupe les marques de lingerie Dim et Playtex, a annoncé lundi un vaste plan social touchant en France 450 emplois, soit près de 20% des 2.500 salariés du groupe en France, et la fermeture de son site de Château-Chinon dans la Nièvre. Ce plan destiné à "sauvegarder (la) compétitivité et à relever les nouveaux défis qu'impose le marché mondial du textile" concerne "au total 450 postes" et "entraînera le désengagement du site de Château-Chinon" (95 salariés), a indiqué la direction d'DBApparel.

Les postes supprimés, dans un groupe essentiellement féminin, concernent les fonctions de production, commerciales et administratives. Outre Château-Chinon, trois autres sites sont touchés, dont le plus gros, le site historique d'Autun (Saône-et-Loire) où 220 suppressions sont prévues. Les deux autres sont celui de La Tour du Pin (Isère), avec 39 suppressions chez Playtex, et du siège de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine, 96 suppressions), a indiqué un porte-parole de la direction.

"Une préoccupation purement financière"

"Nous avons le souhait d'accompagner les salariés du mieux possible dans le temps, c'est pourquoi nous avons tenu à lisser le coût social de cette réorganisation sur deux ans", a-t-il expliqué, soulignant qu'"il n'y aura pas de réalité tangible du plan social avant 2007". La direction veut "favoriser en plus des reclassements internes, toutes les autres mesures permettant de réduire au maximum le nombre des licenciements secs" et ajoute avoir présenté au comité central d'entreprise (CCE) "des grands objectifs stratégiques pour développer les marques Dim et Playtex".

Mais Brigitte Bert, secrétaire CFDT du CCE réuni à Levallois-Perret, où est tombé officiellement la nouvelle, a souligné que l'annonce se traduirait bien "par la fermeture totale du site de Château-Chinon". Avec les 220 suppressions de postes prévues non loin de là, à Autun, cela "aura des conséquences lourdes pour les familles et toute une région", a dénoncé Maurad Rabhi, de la fédération CGT textile. C'est un projet de restructuration "dramatique sur le plan social et contestable sur le plan industriel", a renchéri le président de la région Bourgogne, François Patriat (PS). Dans un communiqué cosigné avec le député de la Nièvre Christian Paul (PS), il a fustigé un plan qui "ne répond qu'à une préoccupation purement financière du fonds de pension qui a racheté le groupe Dim il y a quelques mois".

De fait, le groupe DBApparel, propriétaires des marques Dim, Playtex et Wonderbra, avait été vendu en novembre par Sara Lee au fonds d'investissement américain Sun Capital Partners. Les syndicats français s'étaient vivement inquiété des conséquences pour l'emploi d'une telle cession. Des inquiétudes dénoncées comme infondées par Sun Capital Partners, qui s'était dit attaché au maintien de l'emploi en Europe. Depuis son rachat en 1989 par Sara Lee, Dim est toutefois passé de 5.000 salariés sur 16 sites à 2.300 sur trois sites.

Photo d'ouverture : salariées de Dim - DR

le 15 mai 2006 à 21:02
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

10 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Seb, le 17/05/2006 à 22h08

    Avez vous vu les prix diminuer en rayons? Non, hormis les jours de promotions pour appater le client ou la cliente ( et qui ira acheter un produit supplémentaire à coté). D'ailleurs regardez sur l'étiquette, le "made in " a disparu: nos eurocrates ont encore eu la bonne idée de faire supprimer l'appellation d'origine!!! Comment peut-on sauver le textile en Europe si quand vous achetez un produit on ne connait pas sa provenance? Bon j'ai compris le truc: nos chers eurocrates demandent une petite ristourne aux importateurs (Il y a bien une petite taxe à mettre sur la marchandise) : ils donnent en retour leur garantie de voter une loi interdisant le patriotisme économique...

  • TITEUF53, le 16/05/2006 à 15h50

    Je suis tout à fait d' accord avec Will de Lyon, sans compter qu' acheter de la M.... ne me parais être une bonne affaire. Quant au commentaire de Vastre, je souris, d' abord parceque je préfere n' avoir qu'une seule culotte à ma taille que 10 trop grandes ou trop petites, et alors,le Commerce Equitable ! Une des deux grandes arnaques de ce début de 21eme siecle ( avec les produits bio), remarquez je ne devrais pas critiquer car au train où vont les choses, le commerce équitable ne va pas tarder à s' appliquer à la France.

  • Patrick, le 16/05/2006 à 12h11

    Bonjour a quand des gouvernants qui comprendrons qu'il faut a tout prix baisser les charges et supprimer l'urssaff et puis on ne vois pas les syndicats defiler dans la rue comme contre le cpe les politicards se foutent bien des salaries

  • Vastre, le 16/05/2006 à 11h47

    On trouve bien moins cher sur internet et sans passer son après-midi à essayer des culottes. 10 pour le prix d'une : celà vaut-il encore le coup de se déplacer ? Celà s'appelle le commerce équitable ou les échanges Nord-Sud ou Est-Ouest. Monsieur Bové est contre, ... pardon ... il est peut-être pour ... on va voir. De toutes façons Monsieur Mamère est du même avis !

  • R m, le 16/05/2006 à 10h57

    Cette situation illustre l'inadaptation du modèle social à la française ; la réaction relative aux achats chez les hard discounter est parfaitement exacte : le consommateur ne voit que son intérêt immédiat, mais personne ne se demande pourquoi les "capitalistes" propriétaires de Dim etc ont vendu leurs parts à un fonds de pension et l'Etat ne se pose pas la question de rendre les Français propriétaires de leurs sociétés basées en France, car l'Etat tond les propriétaires de sorte que si une offre "intéressante" de reprise est faite, ils abandonnent...il est vrai que les sociétés françaises font aussi des affaires à l'étranger et encore quelques bonnes, c'est grâce à cela que la France " tient le coup ", l'inculture économique et les bons sentiments ne font pas une politique volontariste, quel dommage pour tous !

  • Bienvenu, le 16/05/2006 à 10h43

    Bienvenu au club.!!! Et Bé, C encore les employés qui vont porter le bonnet. Je pense que notre gouvernemnt veut de plus en plus mettre l'économie par terre. Avant de se faire la malle avec la caisse.!!!

  • John, le 16/05/2006 à 10h13

    C'est la loi du marché. Ils ont qu'à vendre moins cher, et les français achèteront ! On peut pas reprocher aux français d'acheter discount : ils n'ont plus de sous !

  • Vastre, le 16/05/2006 à 09h49

    "... des élus locaux dénoncent un projet "dramatique sur le plan social et contestable sur le plan industriel ...". Les élus locaux sont bien connus pour être d'excellents gestionnaires : spécialistes de l'augmentation des dépenses, ils savent trouver du fric en accroissant la pression fiscale. Leur marché n'est pas encore soumis à la concurrence !

  • Brigitte, le 16/05/2006 à 09h05

    Allons ns voire des députés, des conseillers régionaux, des maires, avec une grande mobilisation, comme au Pays Basque. Pour ma part je trouve que nos entreprises ne sont pas très épaulées et mobilisées pour rester en France. BB

  • Will, le 16/05/2006 à 08h53

    Arretez d'acheter discount ! Quand vous acheter de le lingerie pas chère chez un discouteur vous tuer votre propre emplois en croyant faire des économies. Il faut arreter d'acheter délocalisé.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience