Feu vert des actionnaires d'Euronext pour une fusion avec le Nyse

le 23 mai 2006 à 16h37 , mis à jour le 23 mai 2006 à 16h53

Le groupe boursier paneuropéen Euronext a obtenu mardi le soutien de ses actionnaires pour accepter le projet de rachat présenté lundi par la Bourse de New York, ces derniers ayant rejeté à une nette majorité le principe d'une fusion avec Francfort.

nyse © INTERNE

Les actionnaires du groupe boursier paneuropéen Euronext ont approuvé le projet de rachat présenté lundi par la Bourse de New York. Ils ont en revanche rejeté à une nette majorité, 43,8 millions de voix contre 30,5 millions, le principe d'une fusion avec Francfort.

Une position adoptée par le PDG d'Euronext, Jean-François Théodore, qui s'est lui aussi prononcé lundi en faveur d'une offre de rapprochement de la Bourse de New York (New York Stock Exchange, Nyse), au détriment d'une offre concurrente de la Bourse de Francfort. Les propositions du Nyse "offrent le meilleur prix, les meilleures synergies et le moindre risque d'exécution", a-t-il déclaré.

Certains actionnaires réticents

Jean-François Théodore a subi les critiques de plusieurs actionnaires qui voyaient dans la résolution qui leur était soumise un piège les obligeant à se décider sans avoir tous les éléments en main. "Pourquoi ne pas laisser s'ouvrir une bataille boursière, faire monter les enchères et se décider ensuite ?", a suggéré l'un d'eux, plusieurs autres déplorant un "manque de détails" sur les offres du Nyse et de Deutsche Börse. D'autres en revanche, comme la société de gestion Robeco ou le groupe français Veolia Environnement ont approuvé le choix d'Euronext.

Surenchère de la Bourse allemande

La Bourse allemande a proposé mardi une offre de rachat qui valorise Euronext à 76,6 euros par action, soit 8,62 milliards d'euros. Une surenchère face à la proposition du Nyse en numéraire et actions à 71 euros, soit 8 milliards d'euros. Plusieurs actionnaires d'Euronext, dont des fonds anglo-saxons possédant environ du tiers de son capital s'étaient prononcés de longue date en faveur d'un mariage de raison avec Francfort. Mais le premier de ces fonds, Atticus Capital, s'était désolidarisé la semaine dernière. Dans un revirement stratégique, il s'était dit ouvert à une fusion d'Euronext avec Francfort comme avec la Bourse de New York, pourvu que la plate-forme européenne ne reste pas seule.

Euronext pouvait compter aussi sur le soutien de deux groupes d'actionnaires français, composés de banques et de grands groupes cotés, partisans de défendre le modèle d'Euronext face aux allemands. "Le choix final reviendra aux actionnaires", qui pourront se prononcer au cours d'une assemblée générale extraordinaire dès que possible", avant la conclusion d'un accord, a conclu Jean-François Théodore.

(D'après AFP)

Image LCI. Archives.DR. Le Nyse.

le 23 mai 2006 à 16:37
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