Le rideau de fer a été abaissé mercredi matin à l'entrée de France Soir pour interdire l'accès des locaux aux salariés non repris par la nouvelle direction. Une rencontre entre Jean-Pierre Brunois, confirmé mardi comme repreneur du quotidien avec le journaliste Olivier Rey, et les 51 salariés repris a eu lieu à la mi-journée, à l'issue d'une assemblée générale du personnel.
Dès le matin, toutes les personnes se présentant à l'entrée devaient montrer leur carte de presse et les salariés non retenus dans le nouvel organigramme ne pouvaient passer. Après quelques vives discussions entre le service d'ordre et les salariés, le rideau de fer a finalement été baissé. Pour Christian Gourdet, élu CGT, cette façon de condamner l'entrée du journal est "une très mauvaise initiative, c'est une façon de mettre de l'huile sur le feu qui a un petit côté revanchard". Le personnel du journal est en grève depuis le 12 avril.
Brunois veut faire reparaître France Soir "d'un jour à l'autre"
Pour sa part, Jean-Pierre Brunois compte faire reparaître le quotidien rapidement, avec un nouveau directeur de la rédaction. Il a indiqué mercredi "réserver aux salariés" l'annonce de la décision de faire reparaître France Soir, mais "ce sera d'un jour à l'autre". "Une interruption d'un mois est suffisante pour qu'on puisse lancer le nouveau France Soir et la nouvelle maquette, tout est absolument prêt", a-t-il affirmé. Ne voulant pas en dire plus sur son projet, il a seulement indiqué qu'il sera "conforme à un grand quotidien d'information générale national qui répond au maximum aux attentes des lecteurs".
Les journalistes des services culture et politique n'ont "pas été repris, a-t-il poursuivi, mais des grandes signatures sont déjà au travail pour justement traiter en particulier la politique", car il est "inconcevable pour un journal comme France Soir de ne pas traiter la politique à un an des élections". Jean-Pierre Brunois a nommé comme directeur de la rédaction François Mattei, qui "connaît bien le journal car il y a travaillé plusieurs années". Olivier Rey est "actionnaire de la société. Il joue son rôle d'actionnaire et sera conseiller spécial du président. Pour l'instant, il n'a pas de rôle au sein de la rédaction", a-t-il ajouté.
Photo d'ouverture : salariés de France Soir en grève - archives








