France Soir baisse le rideau de fer

le 17 mai 2006 à 16h02 , mis à jour le 17 mai 2006 à 16h18

Les salariés non repris par la nouvelle direction du quotidien ont été interdits d'accès mercredi au siège de France Soir. Après des échanges acerbes entre service d'ordre et salariés, le rideau de fer a été baissé. Pour Jean-Pierre Brunois, confirmé mardi comme repreneur, "tout est prêt" pour reprendre la parution.

TF1/LCI Grève à France Soir

Le rideau de fer a été abaissé mercredi matin à l'entrée de France Soir pour interdire l'accès des locaux aux salariés non repris par la nouvelle direction. Une rencontre entre Jean-Pierre Brunois, confirmé mardi comme repreneur du quotidien avec le journaliste Olivier Rey, et les 51 salariés repris a eu lieu à la mi-journée, à l'issue d'une assemblée générale du personnel.

  • Clap de fin prématuré pour France Soir

    La direction de France Soir a décidé de ne pas sortir le dernier numéro du quotidien, initialement prévu mercredi soir pour une mise en vente jeudi matin. La direction invoque un "contexte de menaces" qui rend impossible la réalisation sereine du dernier numéro papier.

    Publié le 14/12/2011 Clap de fin prématuré pour France Soir
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Dès le matin, toutes les personnes se présentant à l'entrée devaient montrer leur carte de presse et les salariés non retenus dans le nouvel organigramme ne pouvaient passer. Après quelques vives discussions entre le service d'ordre et les salariés, le rideau de fer a finalement été baissé. Pour Christian Gourdet, élu CGT, cette façon de condamner l'entrée du journal est "une très mauvaise initiative, c'est une façon de mettre de l'huile sur le feu qui a un petit côté revanchard". Le personnel du journal est en grève depuis le 12 avril.

Brunois veut faire reparaître France Soir "d'un jour à l'autre"

Pour sa part, Jean-Pierre Brunois compte faire reparaître le quotidien rapidement, avec un nouveau directeur de la rédaction. Il a indiqué mercredi "réserver aux salariés" l'annonce de la décision de faire reparaître France Soir, mais "ce sera d'un jour à l'autre". "Une interruption d'un mois est suffisante pour qu'on puisse lancer le nouveau France Soir et la nouvelle maquette, tout est absolument prêt", a-t-il affirmé. Ne voulant pas en dire plus sur son projet, il a seulement indiqué qu'il sera "conforme à un grand quotidien d'information générale national qui répond au maximum aux attentes des lecteurs".

Les journalistes des services culture et politique n'ont "pas été repris, a-t-il poursuivi, mais des grandes signatures sont déjà au travail pour justement traiter en particulier la politique", car il est "inconcevable pour un journal comme France Soir de ne pas traiter la politique à un an des élections". Jean-Pierre Brunois a nommé comme directeur de la rédaction François Mattei, qui "connaît bien le journal car il y a travaillé plusieurs années". Olivier Rey est "actionnaire de la société. Il joue son rôle d'actionnaire et sera conseiller spécial du président. Pour l'instant, il n'a pas de rôle au sein de la rédaction", a-t-il ajouté.

Photo d'ouverture : salariés de France Soir en grève - archives

le 17 mai 2006 à 16:02
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8 Commentaires

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  • Ce n'est pasla cgt, le 19/05/2006 à 08h43

    Les journalistes du service culture et du service politique vités,cela veut bien dire quelque chose. Eux aussi s'accrochent à leur rocher. En tous cas, il est normal que celui qui paye embauche qui bon lui semble.

  • Pierre, le 18/05/2006 à 19h39

    Vous n'y êtes pas les gars. Sur le coup, la CGT ne bloque rien ni personne. Après jusqu'à 18 ans de travail, des salariés se sont vus du jour au lendemain et durant leur prévais interdits l'accès à leurs cartons et leur boite mail. Al Qaeda a bon dos! Les petits nervis de la presse occupée donneront bientôt la mesure de leur savoir faire entre le zéro et le néant. Rien n'est éternel et un titre de presse peut mourir. Quand il porte le beau nom de France Soir ce qu'il faut regretter c'est qu'on lui refuse de s'éteindre dans la dignité. Pierre

  • Jean_2, le 18/05/2006 à 17h20

    Tout ca c est surtout une facon de virer les "indesirables" (car pas assez politiquement correct au yeux de certains) apres "l affaires des caricatures" , bizarement c est "la politique et la culture " qui a etait remanier.................ouais.....

  • Vastre, le 18/05/2006 à 14h39

    Je suis très inquiet : Monsieur Bové ne s'est pas exprimé sur ce sujet. Je crois connaître son opinion mais ses commentaires sont toujours un délice. Quand va-t-il enfin parler ?

  • BETTY, le 18/05/2006 à 13h27

    Je dirai simplement un petit coup de bluz pour moi, j'ai appris à lire avant de m'endormir avec ma grand-mère sur ce journal

  • J-Yves, le 17/05/2006 à 19h30

    Et oui... La CGT a tous les droits, faire greve, occuper, detruire... Mais quand les autres veulent se proteger pour survivre, c'est un scandale... Comment peut-on oser refuse a se faire taper dessus pas la CGT ? Vite ! Qu'on appelle l'Armee Rouge...

  • Patrick, le 17/05/2006 à 18h18

    Bonjour la cgt encore elle empeche de travailler des salaries qui ont famille a nourir a quand des syndicalistes inteligents et non politises

  • Feawing, le 17/05/2006 à 17h23

    Le représentant de la CGT me semble être d'une mauvaise foi exceptionnelle même pour lui: uqi jette de l'huile sur le feu, le service d'ordre qui interdit l'entrée aux anciens employés, ou les gens qui continuent à venir? Vous êtes virés, les gars! L'entreprise qu'était le journal a coulé! Et entre nous, la faute à qui?

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