France Soir : la liste alphabétique qui licencie

le 09 mai 2006 à 14h52 , mis à jour le 09 mai 2006 à 23h10

La liste des salariés de France Soir repris et non repris par la nouvelle équipe a été affichée mardi peu après midi dans les locaux de la rédaction. La grève a été reconduite en assemblée générale. Le journal ne parait plus depuis le 13 avril.

France soir journalistes resistance

Une liste de 112 salariés placardée à la porte de la rédaction de France Soir. C'est comme ça que les journalistes du quotidien ont appris s'ils étaient ou non repris par la nouvelle direction du journal. Un mardi 9 mai au goût amer. Pas étonnant que dans ce contexte la grève ait été reconduite en assemblée générale.

  • Clap de fin prématuré pour France Soir

    La direction de France Soir a décidé de ne pas sortir le dernier numéro du quotidien, initialement prévu mercredi soir pour une mise en vente jeudi matin. La direction invoque un "contexte de menaces" qui rend impossible la réalisation sereine du dernier numéro papier.

    Publié le 14/12/2011 Clap de fin prématuré pour France Soir
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Cette liste alphabétique reprend un à un les noms, fonctions, types de contrat des 112 salariés, et, dans une dernière colonne, cette annonce : "repris" ou "non repris". Cinquante et un salariés sont "repris". Soixante-et-un ne le sont pas. Cette liste est "provisoire" selon les représentants du personnel.

"A la tête du client"

Les lettres de licenciement devaient partir ce mardi à 14 heures. Pour Christelle Bertrand, la secrétaire ajointe du comité d'entreprise de France Soir, "ces listes ont été faites à la tête du client, en toute illégalité" et la fabrication du journal, avec des effectifs aussi restreints, est "impossible à partir de la semaine prochaine". "Aujourd'hui, a-t-elle ajouté, seule la cour d'appel de Douai est en capacité de sauver France Soir. Si elle ne casse pas le jugement de Lille, le journal est mort dans trois mois". Sept postes pourraient être conservés en plus des 51 salariés.

Discussions avec Brunois

Des discussions devaient avoir lieu mardi après-midi avec le repreneur Jean-Pierre Brunois, au siège du journal. Les salariés licenciés veulent continuer à se rendre au journal jusqu'à la décision de la cour d'appel. Celle-ci examinera la recevabilité le 12, mais sa décision finale n'interviendrait que quelques jours plus tard. Le journal ne parait plus depuis le 13 avril.

Image LCI. Les salariés brandissant le numéro spécial de France Soir: "Résistance".

le 09 mai 2006 à 14:52
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6 Commentaires

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  • Victor, le 09/05/2006 à 21h52

    Tous ces salariés qui font grève pour que France-Soir ne soit pas aussi trash qu'un tabloîd anglais... Mais c'était quoi France-Soir avant le rachat???

  • Cécile, le 09/05/2006 à 20h10

    Dans quel pays vit-on?Il ne s'agit plus d'une question de grève ou pas. Mais vous qui crachez qur ces gens qui se battent je pense pour leur avenir, comment réagiriez vous si vous apprenez votre licenciement sur un bout de papier?bout de papier affiché à la vue de tous,où est passé la morale, l'éthique, ou tout simplement le respect de la personne humaine. Ce sont des personnes, pas des objets. Merci de réfléchir avant de répondre

  • Tiensdonc, le 09/05/2006 à 17h58

    Pendant que certains ecopent, d'autre ouvrent de nouvelles voies d'eau. Une liquidation judiciaire et d'aucun comprendront que faire la grève c'est beau mais que pour redresser un journal, il faut plus qu'un discours pétri de bons sentiments. Bon courage aux repreneurs

  • TAZA, le 09/05/2006 à 17h35

    Ils auront tout fait pour sauver leur papier...mais surtout n'importe quoi.Nous ne perdons pas grand chose

  • BRIGITTE, le 09/05/2006 à 16h33

    Il y à toujours des critères pour licencier le personnel, rien ne passe par le plus grand des hasards BB

  • Courage, le 09/05/2006 à 16h18

    A cette allure, ce sont 112 personnes qui vont perdre leur emploi au lieu de la moitié. Il est arrivé par le passé que d'autres plans de ce type aient été acceptés et que de nouvelles embauches aient aussi été effectives quand les comptes s'amélioraient... il faut y penser : à tout refuser, on fint par se condamner à ne rien obtenir...et à tout perdre.

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