© INTERNELe conseil des Prud'hommes de Grenoble a annulé vendredi le licenciement d'une secrétaire de 30 ans, embauchée en contrat nouvelle embauche, au motif que "le licenciement est dépourvu de causes réelles et sérieuses". La jeune femme avait été licenciée à la suite d'une visite médicale recommandant l'usage d'un siège adapté à son mal de dos. Le conseil a également requalifié les contrats antérieurs successifs de son employeur "en contrat à durée indéterminée à partir du 11 juillet 2005".
Le tribunal estime "que le contrat nouvelle embauche a été signé à la suite de divers contrats d'intérim" (...) et il considère "qu'il n'a été conclu que pour contourner les exigences du texte et conserver la salariée à la disposition de la société". Selon Patrick Varela, secrétaire départemental de la CGT, "le tribunal refuse que le CNE soit utilisé pour contourner les règles sociales, notamment les contrats à durée indéterminée". Cette décision "permet aux jeunes de se bagarrer pour requalifier les CNE qui en fait sont des missions intérimaires", s'est-il félicité à l'issue du jugement.
L'employeur devra verser 1545 euros au titre des dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat et 1000 euros pour les frais de justice. Il devra en outre verser 100,30 euros au titre de l'indemnité de requalification, 515 euros pour le solde de préavis, à 51,50 euros au titre des congés payés. La secrétaire gagnait 726 euros nets mensuels pour 26 heures 30 de travail hebdomadaire et avait reçu 339 euros de prime de licenciement.
D'après AFP
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