"J'ai mangé pas loin de quatre douzaines d'huîtres et je ne suis pas malade" : Angelica a participé jeudi à l'opération "suicide collectif" avec 250 autres ostréiculteurs du bassin d'Arcachon en guerre contre l'interdiction de leur production depuis l'apparition d'un algue toxique. "Si les souris meurent lors des tests, alors on sera 150 à mourir, cela va faire de belles photos", avait ironisé Marc Druart, président de la section régionale conchylicole. Mais de mort, il n'y eut pas - du moins jusqu'à présent...
Comme Angelica, les ostréiculteurs ont mangé leurs huîtres, arrosées de larges rasades de vin blanc, dans la bonne humeur et sous une pluie fine, au coeur du bassin d'Arcachon, à bord de 80 chalands près des célèbres cabanes sur pilotis. La profession espère pouvoir vendre de nouveau les huîtres lors du long week-end de l'Ascension. De nouveaux prélèvements ont été effectués lundi. Les résultats sont attendus jeudi. Même s'ils sont bons, de nouvelles analyses seront nécessaires avant la levée de l'interdiction.
Cette interdiction de consommation des huîtres du bassin d'Arcachon, se fondant sur des tests sur les souris, a plongé les ostréiculteurs dans le désarroi, un an seulement après une mesure identique qui les avait privés de revenus pendant cinq semaines. La profession met notamment en doute la "fiabilité" des tests. La décision a été prise, a reconnu la préfecture, "malgré la faible présence constatée de micro-algues toxiques dinophysis dans les prélèvements d'eau", en vertu du "principe de précaution".
D'après AFP
(Image d'archive TF1/LCI : des barques sur le bassin d'Arcachons)








