Les salariés de la Sogerma manifestent

le 15 mai 2006 à 12h14 , mis à jour le 15 mai 2006 à 13h53

Quelque 200 salariés du site de la Sogerma qui avaient envahi lundi en fin de matinée les pistes de l'aéroport de Mérignac pour protester contre l'annonce de la fermeture de leur entreprise, ont quitté les lieux dans le calme peu après 13 heures.

TF1/LCI les salariés de la Sogerma manifestent

Quelque 200 salariés du site de la Sogerma qui avaient envahi lundi en fin de matinée les pistes de l'aéroport de Mérignac pour protester contre l'annonce de la fermeture de leur entreprise, ont quitté les lieux dans le calme peu après 13 heures. Le trafic aérien, qui était totalement interrompu depuis 11H30, devrait pouvoir reprendre normalement entre 13H30 et 14H00, après l'inspection des pistes, a indiqué la direction de l'aéroport. Les salariés ont quitté les lieux dans le calme après un face-à-face avec 80 CRS qui a duré environ une demi-heure, selon un journaliste de l'AFP. Ils ont accepté de regagner le site de leur entreprise, qui jouxte la piste, après avoir obtenu que les membres de force de l'ordre remontent dans leurs véhicules, selon la même source.

"Arrêt des activités déficitaires"

Le géant européen d'aéronautique et de défense EADS a décidé vendredi "l'arrêt des activités déficitaires" de sa filiale en difficulté Sogerma, avec pour conséquence la fermeture de son site de maintenance d'avions à l'aéroport de Mérignac, qui emploie un millier de salariés, et assure l'activité de sous-traitants.


Alain Rousset s'inquiète du silence de l'Etat
Le président du Conseil régional Aquitaine Alain Rousset (PS) s'est interrogé, dans une lettre ouverte au Premier ministre publiée lundi, sur le "silence assourdissant de la part du gouvernement". Cette fermeture "relève avant tout d'erreurs industrielles et d'une absence de responsabilité d'une maison mère en plein développement, EADS, et de son actionnaire de référence, l'Etat", a estimé l'élu. "L'absence de réaction de l'Etat à la fermeture de Sogerma prend alors tout son relief quand on la compare à l'implication de votre gouvernement dans le dossier Toyal", constate-t-il. Le député UDF des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle a observé une grève de la faim de 39 jours au Palais Bourbon pour éviter la délocalisation du groupe japonais de son actuel site d'Accous (Pyrénées-Atlantiques). Il avait obtenu gain de cause, le 14 avril, après l'intervention des plus hautes autorités de l'Etat pour qu'une solution soit trouvée. 

(D'après AFP)

le 15 mai 2006 à 12:14
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