Lancée en avril 2004, la conception du Dreamliner a requis de nombreuses heures de travail. Ce cliché montre le premier nez du 787. Dans les semaines qui ont suivi, les ingénieurs ont découpé portes et hublots et ont mené une série de tests pour s'assurer de la fiabilité des composants. © Boeing PhotoBoeing avait tout lieu de se réjouir des déboires de son rival européen, Airbus, aux prises avec des retards de livraison pour son nouveau-né géant, l'A380. Mais le groupe américain pourrait bien connaître une histoire assez similaire... Les ingénieurs de Boeing sont aux prises avec des problèmes industriels et techniques significatifs susceptibles de menacer la livraison du dernier avion commercial du géant américain, le 787, prévue en 2008, affirmait ainsi dimanche BusinessWeek dans son édition en ligne.
Alors que Boeing ne s'est autorisé qu'une très faible marge d'erreur, ces différents pépins, s'ils n'étaient pas résolus rapidement, pourraient provoquer un effet domino, estime l'hebdomadaire économique. Au premier rang des préoccupations de l'avionneur : un défaut du fuselage. L'hebdomadaire affirme que les tests internes menés sur les tronçons de fuselage ont échoué, et que cela contraint Boeing à utiliser un plus grand nombre de tronçons que prévu et à revoir plusieurs questions liées à la qualité et à la sécurité.
Mardi, Airbus, le rival européen du géant de Chicago, a annoncé un "recalage" de six à sept mois des livraisons de son dernier né, l'A380, en raison de "problèmes de production" dus à des "difficultés pour la fabrication et l'installation des systèmes électriques". Ce nouveau retard a provoqué une dégringolade du titre EADS en Bourse et ouvert une "crise majeure" au sein de la maison mère de l'avionneur européen. Un "effet domino" qui expliquerait largement la discrétion de l'avionneur américain sur ses propres problèmes, si ces difficultés devaient se confirmer...
Photo d'ouverture : tests pratiqués sur une maquette du futur 787 - archives
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