Le billet d'avion papier disparaîtra en 2007

le 05 juin 2006 à 17h10 , mis à jour le 05 juin 2006 à 21h15

Flambée du pétrole, multiplication des taxes... les compagnies aériennes devraient perdre 3 milliards de dollars en 2006. L'IATA mise sur la disparition du billet d'avion au profit du billet électronique pour économiser 3,5 milliards de dollars par an.

TF1/LCI Billet papier avion transport aéroport

Flambée du pétrole oblige, les compagnies aériennes devraient perdre 3 milliards de dollars en 2006. L'avertissement est de l'Association internationale du transport aérien (IATA), qui regroupe 265 compagnies représentant 94% du trafic aérien international. Réunie ce week-end à Paris pour son congrès annuel, l'IATA a dénoncé "l'overdose de taxes" qui freine son retour à la rentabilité.

En cause, une facture carburant attendue à 112 milliards de dollars contre 91 milliards en 2005, qui représentera à elle seule 26% des coûts d'exploitation du secteur. "La hausse des prix nous vole notre rentabilité", a expliqué le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani.

Un dollar le billet

Alors pour faire des économies, l'IATA veut voir disparaître le billet d'avion papier au profit du billet électronique. Sa mort est programmée pour 2007. Elle doit permettre d'économiser 3,5 milliards de dollars par an. Près d'un billet sur deux est d'ores et déjà électronique. Le coût d'un billet électronique s'élève à un dollar, contre 10 dollars pour un billet papier.

Mais les compagnies estiment que leurs efforts pour sortir de l'ornière sont freinés par la hausse des redevances aéroportuaires et la multiplication des taxes. "Ne nous tuez pas avec une overdose de taxes", a martelé Giovanni Bisignani. "Nous ne pouvons pas continuer à payer pour l'inefficacité des aéroports", s'est-il insurgé, chargeant en particulier Aéroports de Paris (ADP), qui compte augmenter ses tarifs de 5% par an jusqu'en 2010.

La taxe de solidarité

Le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot a promis "une proposition législative avant la fin de l'année" sur les redevances. L'IATA s'est également élevée contre la multiplication des taxes imposées au secteur aérien, dont la taxe de solidarité sur les billets d'avions voulue par le président français Jacques Chirac.

Le directeur général de l'IATA a appelé de ses voeux une libéralisation totale du secteur qui pourrait selon lui rapporter 12 milliards de dollars aux compagnies, en déplorant le gel des négociations de "ciel ouvert" entre les Etats-Unis et l'Europe.

le 05 juin 2006 à 17:10
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3 Commentaires

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  • Philippe, le 05/06/2006 à 21h42

    C'est pas en ce moment que les Aéroports De Paris (ADP) décident de se privatiser... quelqu'un veut investir ?

  • Rachid, le 05/06/2006 à 18h09

    Quel est le lard, quel est le cochon ? Les compagnies aériennes qui finalement utilisent une raison de plus pour faire des économies comme certaines entreprises qui délocalisent ? Ou encore les institutions qui taxent de trop pour renflouer (ou garnir ?) leurs caisses ? Quiqu'il en soit, c'est toujours le consommateur qui sera lésé car le prix du billet lui ne baissera pas sans compter les coups annexes que le billet éléctronique va engendrer (encre, imprimante, éléctricité, temps, risques de vol de numéro de CB via le net ...). Merci vivement de publier mon intervention, ce serait sympa de la part de TF1.

  • Eric, le 05/06/2006 à 17h47

    Je ne sais pas si ADP est mal organisé, mais je n'ai jamais eu de problème, contrairement notamment à l'aéroport international de Palerme (sicile) qui est une véritable honte de laxisme, de désordre, d'attente et d'inefficacité !!!!

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