© INTERNEOn connaîtra ce lundi le montant de l'augmentation du smic. Le gouvernement va l'annoncer en fin de matinée. Elle devrait être comprise entre 2,8% et 3% selon que Dominique de Villepin décide de s'en tenir aux mécanismes d'indexation automatique sur le coût de la vie ou de consentir un léger "coup de pouce". Selon le journal Le Parisien/Aujourd'hui en France, le gouvernement opterait pour une hausse de 3,05% après arbitrage du Premier ministre.
Après trois années d'harmonisation des différents smic issus des 35 heures, le salaire minimum redevient le même pour tous. Désormais la hausse du smic, qui concerne 2,5 millions de personnes (17% des salariés du privé), est à nouveau calculée à partir de l'évolution de deux paramètres économiques : l'inflation et le pouvoir d'achat du salaire horaire ouvrier. Cette évolution "mécanique" conduit à une hausse de 2,8%, le portant à 8,25 euros bruts de l'heure (1.251,25 euros mensuels), contre 8,03 euros bruts (1.217,88 euros mensuels) actuellement.
Insuffisant pour les syndicats
En fin de semaine, le gouvernement réfléchissait à la possibilité de donner un léger "coup de pouce" au salaire minimum pour porter sa hausse à 3%, qui porterait le Smic horaire à 8,27 euros bruts et le smic mensuel à 1.254,28 euros bruts. Le Medef est réticent à un tel "coup de pouce", même minime. Sa présidente, Laurence Parisot, a estimé qu'une hausse de 3% serait "un chouia trop élevée par rapport aux critères objectifs" que sont "l'inflation et la productivité".
Les syndicats, qui ont fait du pouvoir d'achat un de leurs chevaux de bataille, jugent au contraire le geste insuffisant, soulignant les difficultés croissantes des salariés les moins payés à boucler leur fin de mois. Alors que le Parti socialiste a inclus dans son projet pour 2007 le Smic à 1.500 euros d'ici 2012, la CGT juge que "la situation de bas salaires et de précarité aggravée ces dernières années" justifie un Smic à 1.500 euros dès le 1er juillet.
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