
Il est urgent d'attendre. La privatisation de GDF devait être bouclée avant l'été. Mais depuis quelques semaines la détermination du gouvernement semble moins forte. D'autant plus que sa majorité parlementaire ne lui facilite pas la tache.
Le groupe UMP, qui s'est réuni mardi soir à l'Assemblée nationale autour de Thierry Breton, ministre des Finances, n'a pas exprimé son accord au gouvernement sur le projet ouvrant la voie à la fusion GDF/Suez. Les députés doivent en discuter à nouveau mercredi après-midi. "Il y a une moitié du groupe pour et une moitié du groupe qui s'interroge sur l'opportunité politique. Sur le fond, tout le monde est d'accord", a déclaré Patrick Ollier sur Europe 1.
Quid de la maîtrise des prix ?
Le villepiniste Guy Geoffroy a expliqué avoir demandé au gouvernement de "faire un important travail pédagogique" et de "prendre sa pleine responsabilité dans le travail de régulation des tarifs". Le président de la commission des Finances, Pierre Méhaignerie, a réaffirmé pour sa part son hostilité à un "débat trop précipité" qui "serait perçu une fois de plus dans l'opinion comme un débat bâclé". Il s'est dit favorable "à la limite" à "une première lecture au Sénat" pour se donner "ensuite deux mois de négociation" avant un examen à l'Assemblée. "Il y a une part de vérité, a-t-il dit, mais aussi beaucoup de questions auxquelles on n'a pas de réponse" comme "la maîtrise des prix", "savoir si demain ce grand ensemble sera opéable, sur la position de la Belgique, sur la position de la Commission (européenne)".
Thierry Breton a affirmé mercredi qu'au "niveau européen et planétaire, Gaz de France a beaucoup de mal à lutter". "Ma préoccupation, c'est l'avenir de Gaz de France", a ajouté le ministre, notamment parce qu'il "faut être un géant aujourd'hui pour pouvoir peser".
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