Laurence Parisot sur LCI à propos de la crise du CPEPayer pour mieux se rendre compte. C'est en substance ce qu'a proposé mardi la présidente du Medef afin d'inciter les salariés à plus de prudence en matière de dépenses de santé. Laurence Parisot, a évoqué le chantier de réforme du financement de la protection sociale. Elle a ainsi appelé à "changer de logique et approfondir les pistes nouvelles en réfléchissant à la maîtrise des dépenses", avec le souci de "mieux sensibiliser le salarié au coût de la protection sociale". "Un levier pour y parvenir serait de fusionner les cotisations de sécurité sociale employeurs et salariés en faisant peser l'ensemble sur le salarié dont le salaire brut serait parallèlement relevé pour compenser le transfert". Une opération "neutre" pour le salarié mais psycholigique.
Les propositions du Medef ont immédiatement provoqué un tir de barrage des syndicats, dont la plupart avaient plutôt bien accueilli l'initiative chiraquienne. Qualifiée de "rupture" avec la "position traditionnelle du Medef" sur la "contribution naturelle des entreprises au financement de la protection sociale", l'idée de Mme Parisot a, selon Jean-Christophe Le Duigou (CGT), un "but clair : dégager l'entreprise de ses responsabilités en renvoyant le salarié à un arbitrage personnel entre ses revenus directs et ses choix personnels en terme d'assurance".
"De deux choses l'une", a renchéri Jean-Claude Mailly (FO): "ou Mme Parisot fait sciemment dans la provocation en réponse à une proposition de réforme du président de la République, en cours de maturation", "ou bien (...) on est en présence d'un problème de fond". L'idée a laissé "pantois et dubitatif" Bernard Van Craeynest de la CFE-CGC.
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