© TF1Embellie sur le front de l'emploi. Pour la première fois depuis septembre 2002, le taux de chômage a été ramené à 9,1% de la population active (-0,2 points).
En mai, le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de 2,16%, 48.900 personnes ont trouvé du travail, selon les données officielles rendues publiques jeudi. "C'est la baisse mensuelle la plus forte depuis "mars 2000", a commenté Jean-Louis Borloo, qui a qualifié ce recul d"historique".
Le jeunes toujours les plus touchés
La baisse du chômage touche la quasi-totalité des catégories de chômeurs, elle est un peu plus forte pour les hommes (- 11,5%) que pour les femmes (- 9,2%). Le nombre de chômeurs de longue durée, inscrits depuis au moins un an à l'ANPE, a diminué de 1,5%.
Le nombre de jeunes demandeurs d'emploi décroît aussi, de 1,3 %, mais le taux de chômage des jeunes actifs reste le plus élevé : 21,9% pour les moins de 25 ans présents sur le marché du travail, alors qu'il est de 8,3% pour les personnes entre 25 et 49 ans, et de 6,3% pour les plus de 50 ans.
Le nombre des inscriptions enregistrées à l'ANPE au cours des trois derniers mois recule de 6,6% par rapport aux trois mois précédents, alors qu'en avril, ce nombre était en augmentation de 2,6%. Les entrées consécutives à un licenciement économique sont en forte baisse (- 7,8%), contre une baisse de 3,4% pour les licenciements autres qu'économiques. Les entrées à l'ANPE à l'issue d'un CDD ou d'une mission d'interim ont baissé de 7,6%.
Les mesures du "plan gouvernemental"
Les sorties pour reprise d'emploi déclarée baissent de 7,4% et les sorties pour entrée en stage de 8,9%. Les sorties des fichiers de l'ANPE pour absence au contrôle étaient de 141.196 en mai, soit une progression de 10,9% au cours des trois derniers mois par rapport aux mêmes trois mois de l'année précédente (données brutes). Les radiations administratives étaient de 36.190 en mai, en progression de 8,7% durant la même période.
Le ministre de l'Emploi a estimé que l'amélioration du chômage était à mettre essentiellement au crédit des mesures du "plan gouvernemental" de cohésion sociale lancé, à son initiative, en janvier 2005.
Réaction du PS : le gouvernement réalise une baisse purement "statistique" du nombre de chômeurs, "totalement indépendante" à ses yeux de son action pour l'emploi. Et les socialistes ironisent : "le gouvernement est dans la situation du pompier pyromane qui se vante aujourd'hui d'éteindre l'incendie qu'il a lui-même allumé (...) L'exercice d'autosatisfaction auquel il se livre sur l'emploi est particulièrement infondé et déplacé".
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