Ministre délégué au Comerce extérieur. (Phot AFP) © INTERNELe Premier ministre a affirmé lundi que "les choses avancent" dans le dossier GDF-Suez, ajoutant qu'on en est au stade des "dernières consultations" et de la "définition du calendrier". "Je pense que nous arriverons à finaliser notre position au cours des tout prochains jours". "Nous voulons avancer, nous sommes dans la définition du calendrier, nous sommes dans les dernières consultations", a-t-il ajouté. Dominique de Villepin a organisé lundi soir une réunion à Matignon pour étudier les solutions permettant de sortir le dossier de l'impasse.
Le gouvernement étudie la possibilité de scinder en deux le projet de loi permettant une fusion de GDF avec un autre groupe (Suez, selon les plans), une partie transposant la directive européenne d'ouverture de marché, l'autre permettant une nouvelle baisse de la part de l'Etat au capital de GDF. "On est encore en train de faire des consultations, à l'issue desquelles le Premier ministre décidera de la façon dont il faut faire", a expliqué lundi sur LCI le ministre de l'Industrie François Loos. Les "deux textes sont forcément liés", a-t-il admis.
Note aux parlementaires
La fusion GDF-Suez, sujet épineux sur lequel Dominique de Villepin a finalement choisi de se donner le temps de la "concertation", sera cette semaine au centre des préoccupations de la classe politique. François Loos a annoncé sur LCI qu'il était en train, en compagnie du ministre de l'Economie Thierry Breton, de rédiger une note à destination des parlementaires, pour leur expliquer la nécessité de réaliser cette fusion.
"Le PS sera là"
Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, a déclaré lundi que son parti "refuse résolument le statu quo" dans le dossier. "Nous attendons du gouvernement des propositions à la fois sur le calendrier et sur la méthode qui répondent aux interrogations légitimes des parlementaires", a-t-elle indiqué. Le président de l'UDF François Bayrou a déclaré dimanche qu'il ne voterait pas "en l'état" le projet.
Le Parti socialiste "fera tout", notamment au parlement, pour que le gouvernement renonce à faire voter la fusion, a déclaré lundi son porte-parole Julien Dray. Selon Julien Dray, "on peut faire une session extraordinaire simplement pour essayer de faire passer un projet concernant la fusion" des deux entreprises. "S'il faut siéger, nous siégerons et les parlementaires socialistes seront là le temps qu'il faut. Si, après, le gouvernement veut faire passer son projet avec l'article 49.3, il en portera la responsabilité", a-t-il ajouté.
D'après AFP
(Photo d'archive AFP : François Loos)
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