GDF-Suez : "Les choses avancent"

le 19 juin 2006 à 11h23 , mis à jour le 19 juin 2006 à 19h50

Le Premier ministre a assuré lundi que les choses en étaient au stade des "dernières consultations" et de la "définition du calendrier" pour le dossier GDF-Suez. Le gouvernement étudie la possibilité de scinder le projet de loi permettant une fusion de GDF avec Suez.

François Loos (UMP)Ministre délégué au Comerce extérieur. (Phot AFP) © INTERNE

Le Premier ministre a affirmé lundi que "les choses avancent" dans le dossier GDF-Suez, ajoutant qu'on en est au stade des "dernières consultations" et de la "définition du calendrier". "Je pense que nous arriverons à finaliser notre position au cours des tout prochains jours". "Nous voulons avancer, nous sommes dans la définition du  calendrier, nous sommes dans les dernières consultations", a-t-il ajouté. Dominique de Villepin a organisé lundi soir une réunion à Matignon pour étudier les solutions permettant de sortir le dossier de l'impasse.

Le gouvernement étudie la possibilité de scinder en deux le projet de loi permettant une fusion de GDF avec un autre groupe (Suez, selon les plans), une partie transposant la directive européenne d'ouverture de marché, l'autre permettant une nouvelle baisse de la part de l'Etat au capital de GDF. "On est encore en train de faire des consultations, à l'issue desquelles le Premier ministre décidera de la façon dont il faut faire", a expliqué lundi sur LCI le ministre de l'Industrie François Loos. Les "deux textes sont forcément liés", a-t-il admis.

Note aux parlementaires

La fusion GDF-Suez, sujet épineux sur lequel Dominique de Villepin a finalement choisi de se donner le temps de la "concertation", sera cette semaine au centre des préoccupations de la classe politique. François Loos a annoncé sur LCI qu'il était en train, en compagnie du ministre de l'Economie Thierry Breton, de rédiger une note à destination des parlementaires, pour leur expliquer la nécessité de réaliser cette fusion.

"Le PS sera là"

Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, a déclaré lundi que son parti "refuse résolument le statu quo" dans le dossier. "Nous attendons du gouvernement des propositions à la fois sur le calendrier  et sur la méthode qui répondent aux interrogations légitimes des parlementaires", a-t-elle indiqué. Le président de l'UDF François Bayrou a déclaré dimanche qu'il ne voterait pas "en l'état" le projet.

Le Parti socialiste "fera tout", notamment au parlement, pour que le gouvernement renonce à faire voter la fusion, a déclaré lundi son porte-parole Julien Dray. Selon Julien Dray, "on peut faire une session extraordinaire simplement pour essayer de faire passer un projet concernant la fusion" des deux entreprises.  "S'il faut siéger, nous siégerons et les parlementaires socialistes seront là le temps qu'il faut. Si, après, le gouvernement veut faire passer son projet avec  l'article 49.3, il en portera la responsabilité", a-t-il ajouté.

D'après AFP

(Photo d'archive AFP : François Loos)

le 19 juin 2006 à 11:23
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2 Commentaires

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  • Lilian, le 19/06/2006 à 15h47

    L'opération doit être vachement juteuse pour certains privilégiers proches de la chiraquie pour que le gouvernement se donne tant de peine même contre sa propre majorité parlementaire.. Ma foi il faut bien que ces messieurs avant de se faire virer en 2007 assurent leurs arrières même si de toute évidence c'est les français qui vont trinquer par la suite

  • Laurent, le 19/06/2006 à 13h21

    Le PS est prêt à l'obstruction; il veut nous interpeller avec son "désir d'avenir" selon le projet pour 2007, il s'agirait plutôt de "désir de régression"

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