© INTERNEElle les qualifie de "réforme juste". La socialiste Martine Aubry a dressé lundi un bilan très positif des 35 heures. Et ce à grand renfort de chiffres, résultats d'enquêtes. Elles "ont été largement adoptées, à 87% par l'ensemble des Français" et à "85% par les emplois et ouvriers", affirme-t-elle dans Le Monde.
"La vraie fracture" se situe entre les salariés qui en bénéficient et les autres. C'est pourquoi la "vraie priorité est de généraliser les 35 heures" et aussi de "s'occuper des 15% de salariés dont les conditions de travail se sont dégradées", a ajouté l'ancienne ministre socialiste de l'Emploi. Martine Aubry rappelle que le projet socialiste 2007 s'engage à "appliquer à tous la réduction du temps de travail".
"Certains découvrent qu'il y a des inégalités"
La semaine dernière, Ségolène Royal, dans le deuxième chapitre de son livre en ligne, avait estimé que les 35 heures avaient abouti à une "dégradation de la situation des plus fragiles", prenant comme exemple les usines Michelin. "La répartition de l'effort et des avantages" liés aux 35 heures a été à ses yeux "fortement inégalitaire".
Martine Aubry de répondre à ces "attaques". "Certains découvrent, à l'occasion du débat sur les 35 heures, qu'il y a des inégalités dans le monde du travail", fait mine de s'étonner la maire de Lille. Or, "les inégalités de salaires comme de conditions de travail ne sont pas nées avec les 35 heures" et leur réduction "a été le fondement de mon engagement professionnel et politique", affirme-t-elle. Martine Aubry ajoute que les 35 heures ont créé "autour de 500.000 emplois, secteurs privé et public confondus" et permis en même temps "des gains de productivité de 5%" grâce aux "réorganisations".
(Martine Aubry/archives/DR)
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