© LCILe co-président de EADS Noël Forgeard a exclu mercredi de "démissionner" de son poste, en réponse à une question des députés qui l'auditionnaient à l'Assemblée nationale. Comme la députée PS et ancienne ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, lui demandait s'il n'envisageait pas de démissionner "dans l'intérêt d'EADS", Noël Forgeard a répondu : "Je suis compétent et honnête. Il en est hors de question", ont rapporté plusieurs députés qui assistaient à l'audition du co-président d'EADS par les commissions des Finances et des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.
Noël Forgeard a expliqué qu'il n'avait "pas été mis au courant des retards en mars" concernant les livraisons d'A380, "puisqu'il n'avait plus de fonction exécutive". Il a affirmé aux députés avoir été "mis au courant des retards en mai".
Urgent d'agir
Le co-président du géant européen d'aéronautique est fragilisé depuis quelques semaines par l'annonce de retards pris dans la constructiion de son nouveau modèle, l'A380 et donc dans la livraison aux compagnies aériennes. Cette annonce avait provoqué la chute de 26% du cours de l'action EADS le 14 juin. Le lendemain, on avait appris que Noël Forgeard ainsi que d'autres dirigeants d'EADS avaient vendu des stock-options début mars, avant donc que le cours s'effondre.
Le mode de direction bicéphale d'EADS, à partité entre l'Allemagne et la France, a été depuis mis en cause dans la mauvaise circulation de l'information et dans les problèmes de management. Selon Pierre Méhaingnerie, président de la commission des finances à l'Assemblée nationale, il est urgent d'agir sur la gouvernance d'EADS.
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