L'offre de taxis à Paris est "suffisante"

Par Par Sophie LUTRAND, le 06 juin 2006 à 18h14 , mis à jour le 06 juin 2006 à 19h41

Le maire de Paris juge qu'il manque des taxis à Paris et souhaite entamer une réforme en réunissant la profession. Le président de la Chambre syndicale des taxis estime sur lci.fr que l'offre est suffisante mais qu'il faudrait améliorer la circulation sur la desserte des aéroports et des gares.

TaxiLassés d'attendre le bus ou le métro, certains préfèrent attendre le taxi ou profiter des bouchons pour tenter une "montée en course". © INTERNE

Dans une lettre adressée au préfet mardi, Bertrand Delanoë juge que l'offre de taxis à Paris est insuffisante et annonce qu'il réunira prochainement la profession pour faire le point. Alain Estival, président de la Chambre syndicale des taxis

LCI.fr : Etes-vous d'accord avec le maire de Paris qui estime qu'il n'y a pas assez de taxis à Paris ?
Alain Estival : L'offre de taxis est suffisante. Nous avons réussi à mettre en place depuis 2001 un indicateur annuel qui mesure la demande en taxis afin d'adapter l'offre. Jusqu'alors, et depuis deux siècles, c'était le Préfet qui décidait seul du nombre de licences à créer. Nous avons par ailleurs un accord pour limiter la création de nouvelles licences de taxis à 100 par an. Mais Paris compte 15300 taxis dont 10 000 artisans, ce qui représente la plus forte densité de taxis d'Europe.

LCI.fr : Pourquoi le maire de Paris et de nombreux Parisiens, jugent-ils l'offre souvent insuffisante ?
A.E : Le problème n'est pas le nombre de taxis mais la circulation, pas tant dans Paris d'ailleurs que pour entrer dans la capitale. Le retour de l'aéroport de Roissy est une catastrophe : 700 chauffeurs sont en permanence bloqués sur ce parcours, c'est autant de taxis en moins dans Paris. Qu'on nous fasse des couloirs de taxis entre les aéroports et les centres ville comme aux Etats-Unis ! La Gare de Lyon est un non sens. Il est impossible de déposer un client et d'en prendre un autre dans la foulée. Il faut ressortir de la gare et faire tout le tour. Nous allons parvenir à un arrangement mais après 5 ans de discussions !

Par ailleurs, nous sommes en train de faire une étude pour recenser le nombre d'endroits de spectacles et de restaurants à Paris. Pour aller à la sortie de tous ces lieux les vendredis et samedis, il faudrait des milliers de taxis de 23h à minuit puis plus rien. Quand le boulanger est fermé, comment fait-on ?

LCI.fr : La revalorisation des tarifs aux heures de pointe n'a donc pas permis de résoudre le problème ? (La réforme tarifaire a permis une hausse des courses de 5% aux heures de pointe, selon le maire de Paris).
A.E : Nous avons constété une amélioration le week-end car, financièrement, c'est plus avantageux de travailler dans ces moments-là mais il manque toujours des taxis le week-end c'est vrai. Mais quand certains se sont fait agresser une fois, deux fois, un vendredi ou un samedi soir, ils rentrent chez eux. 190 000 courses sont enregistrées chaque jour, une personne entre dans un taxi toutes les 30 secondes à Paris, c'est bien que les choses ne vont pas si mal.

Par Par Sophie LUTRAND le 06 juin 2006 à 18:14
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15 Commentaires

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  • Fred, le 07/06/2006 à 17h15

    Avec tous les taxis qui se permettent de refuser les clients (4 passagers, aveugles avec leur chien guide, courses pas assez longues, donc peu rentables...Plus tous ceux qui preferent rester à l'aéroport pour obtenir de grandes courses...), il suffirait juste d'assenir cette profession pour se rendre compte que le nombre réel de taxis "dans" Paris, est bien inférieur à celui annoncé. Si les voyages depuis et vers l'aéroport CDG sont si difficiles, que font-ils tous aux aéroports à attendre des journées entières ? (est-ce si rentable de jouer aux cartes sur un parking entre collègues ??).

  • Amédée, le 07/06/2006 à 16h37

    Et si l'objectif du maire est de créer sa propre société de taxis. Comme les fourrières (cela ne me rassure pas)

  • Jean-Michel F., le 07/06/2006 à 15h35

    Ayant voyagé dans un certain nombre de pays, je peux vous dire que Paris est la ville la plus mal desservie par les Taxis. Pas plus tard qu'hier, l'un d'entre eux me disait que cela ne l'intéressait pas de travailler le WE ! Qui a dit que le client était roi ?

  • Bob, le 07/06/2006 à 15h32

    Oui bien sur, il faurdait aussi sévérement pénaliser les taxis libres qui refusent de prendre des usagers car "ils ne vont pas dans la même direction", voire même ne s'arrêtent pas losqu'ils sont libres. Ils se plaignent de la difficulté de leur métier mais ils ne semblent pas abvoir une très grande envie de travailler!

  • Vastre, le 07/06/2006 à 15h06

    Excusez mon ignorance, je suis un indécrottable provincial qui ose poser des questions stupides. Existe-t-il des taxis low-cost à Paris ? Les prix sont-ils libres ou réglementés comme dans une économie collectiviste, à l'instar des prix de l'électricité et du gaz ?

  • Inconnu, le 07/06/2006 à 14h45

    Alors comment font-ils à Londres pour qu'on trouve toujours un taxi les vendredi et samedi soirs ?

  • Thomas, le 07/06/2006 à 14h16

    Il faut quand même être gonflé pour affirmer qu'il y a suffisamment de taxis à Paris quand on sait que le nombre de 'plaques' officielles n'a pas changé depuis 25 ans...

  • Stephan, le 07/06/2006 à 14h02

    Comme d'habitude en france, on aime proteger les benefice acquis. Et qu importe si une vaste majorite de parisiens, touristes ou hommes d affaires trouver la situation inacceptable. Il suffira d'une minorite viocale fasse une manifestation pour que les autorites se degonglent. La solution est plus de concurrence et plus d offre.

  • John-Felix, le 07/06/2006 à 13h43

    Ajoutons que le site "taxi-de-france", qui se présente comme le portail Internet du taxi à destination des professionnels et de leurs fournisseurs, indique qu'en 1937, il y avait à Paris 14.000 taxis, soit 1300 de moins qu'aujourd'hui... Ne nous laissons pas berner par la mauvaise foi du représentant cité dans cet article, il n'y a là que les arguments fallacieux d'une corporation désireuse de se protéger alors que tous les métiers sont soumis à la concurrence et parfois par des moyens plus qu'incitatifs (énergie, banques, téléphonie mobile...). Pourquoi le consommateur serait-il le dindon de la farce dès qu'il s'agit de taxi ?

  • Mike, le 07/06/2006 à 12h57

    Je ne comprends pas pourquoi les taxis dépendent de la préfecture de police et non pas du ministère des transports, un non sens à mon avis. Pour le couloir préferentiel ves les aéroports, leur absence est également un non sens. Pour finir, oui, il manque des taxis à Paris. Voyagez dans n'importe quelle capitale et vous verrez la différence. Sans parler du confort, comme à Londres, où vous êtes vraiment dans un taxi, séparé du chauffeur, et non pas comme ici, avant tout dans la voiture du taxiste, avec sa radio ("Les grosses têtes" à pleins volume en général), voire son chien. Merci de publier.

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