
Ils ont pour la plupart gardé rideau levé dimanche. Comme d'habitude finalement. Et ce malgré l'interdiction. Mais le débat est relancé à Villacoublay, dans les Yvelines, parce que l'interdiction a été réitérée mercredi par la 14e chambre de la cour d'appel de Versailles. Cette dernière a ordonné la fermeture de soixante quatre commerces d'Usines Center de Villacoublay le dimanche, après l'appel de plusieurs organismes, dont la Fédération de l'habillement (FNH).
Face à cet arrêt, les commerçants comptent résister. Ils ont été nombreux, dimanche, à rester ouverts. Leurs arguments : s'ils ferment le dimanche, ils sont morts. Ils affirment réaliser entre 30 et 40% de leur chiffre d'affaire le dimanche. Autre argument qu'ils avancent : les primes du dimanche et amendes (astreinte provisoire de 1000 euros par établissement et par infraction constatée) qu'ils versent. Certains salariés auraient même affirmé ne plus vouloir travailler pour leurs employeurs s'ils ne peuvent plus travailler le dimanche et donc plus bénéficier de la prime...
D'autres ont déjà trouvé une solution, la seule parade légale : ils font travailler la famille, et se rétribueront sur les bénéfices. En modifiant les statuts, le gérant et sa famille peuvent en effet travailler, sans être en dehors de la loi... qu'ils enfreignent depuis 20 ans que le centre est ouvert. Les patrons des boutiques ont aussi tenu à dénoncer le fait que les magasins de meubles ou d'Hi-Fi n'aient pas été condamnés. En effet, ces derniers n'étaient pas visés par la plainte de la Fédération de l'Habillement, qui défend les petits commerçants de centre-ville.
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