© DRLa gifle. Lors de leurs élections professionnelles, les médecins libéraux ont infligé un vote-sanction aux syndicats coopérant avec le gouvernement pour réformer l'assurance-maladie. La Confédération des syndicats médicaux français, arrivée largement en tête lors du scrutin de 2000, n'a obtenu que 25,9% des voix chez les généralistes et seulement 39% chez les spécialistes, contre respectivement 41% et 60% en 2000. La CSMF estime toutefois préserver sa place de "premier syndicat médical", avec 37% en moyenne. Autre syndicat signataire de la convention, le SML voit son score fondre de 16 à 10,4%.
Chez les généralistes, les syndicats non signataires de la convention progressent: MG-France, qui demande une renégociation de la convention, obtient 31,2% des voix (contre 30,9% en 2000), devenant la première organisation, la FMF perce à 16,5% (5,2%), le nouveau venu Espace généraliste 16%. Chez les spécialistes, où MG France n'est pas présent, la CSMF enregistre un recul sévère, passant de 60 à 38,6%. Elle conserve toutefois la première place de justesse, talonnée par une FMF qui multiplie son score par cinq, grimpant de 7 à 35,7%. Le SML, partenaire conventionnel de la CSMF, est en repli, de 22% en 2000 à 15,4%.
Ainsi, le scrutin s'est apparenté en fait à un vote "pour" ou "contre" l'actuelle convention médicale, signée début 2005 par la CSMF, le SML et Alliance, qui a instauré le dispositif du médecin traitant. En dépit de la hausse d'un euro de la consultation et de revalorisations tarifaires, les médecins ont perçu le nouveau parcours de soins comme une "usine à gaz" qui leur impose des "tâches bureaucratiques". Autre fait marquant : la percée de la FMF, qui exprime une sensibilité ultra-libérale et milite pour l'accès à des honoraires libres pour tous les médecins.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




