Les allocations chômage augmentées de 2%

le 05 juillet 2006 à 18h40 , mis à jour le 05 juillet 2006 à 18h49

Les partenaires sociaux sont parvenus à un compromis mercredi sur la revalorisation des allocations chômage mercredi. Celles-ci vont être augmentées de 2% avec effet rétroactif au 1er juillet. Elles n'avaient pas été revalorisées ces deux dernières années.

Baisse du chômage en mai

2%, c'est la hausse sur laquelle patronat et syndicats de salariés se sont mis d'accord mercredi lors du Conseil d'administration de l'Unedic. La mesure prend effet à compter du 1er juillet sera donc rétroactive.  Après "deux années de vaches maigres", selon les mots de la présidente de l'Unedic Annie Thomas (CFDT), les syndicats voulaient que les demandeurs d'emploi bénéficient d'une augmentation conséquente de leurs allocations.

En 2004, dans un contexte financier difficile, le "salaire" des chômeurs avait été revalorisé d'1%, un taux inférieur à l'inflation. 2005 avait été une année blanche. Pour 2006, "on nous annonce de bons chiffres je ne vois pas pourquoi les chômeurs n'en profiteraient pas", avait déclaré Michel Coquillion de la CFTC avant la tenue de la réunion.

La tentation d'assainir la dette

La reprise des créations d'emplois et la forte baisse du chômage, conjuguées aux mesures d'économies prises par l'Unedic, a joué favorablement sur les comptes de l'assurance chômage. L'Unedic devrait enregistrer un excédent de de 245 millions d'euros fin 2006, ramenant le déficit cumulé à 13,2 milliards d'euros à la fin de l'année, selon des chiffres publiés mercredi. Pour le patronat, ces chiffres prouvent au contraire que la situation reste "fragile" et que la "priorité doit être donnée au remboursement de la dette", selon Jean-François Veysset de la CGPME.

Une hausse de 2% se situe donc plutôt dans la fourchette basse de ce qui était espéré : entre 1,9% et 3%. La CFDT et la CFTC revendiquaient une revalorisation "au moins égale" à la hausse du Smic, soit 3%. La CGT réclamait, elle, une revalorisation au moins équivalente à celle du Smic cumulée en 2005 et 2006, soit +8,56% mais convenait qu'il fallait "arrondir tous les angles pour qu'il y ait une position commune afin d'aboutir à une revalorisation du pouvoir d'achat". C'est chose faite.  

Le recours au privé pour placer les chômeurs reconduit

Le bureau de l'Unedic a décidé mercredi d'étendre les expériences de placement des chômeurs par des cabinets privés, pour faire passer de 7.000 à 40.000 le nombre des demandeurs d'emploi concernés. La rémunération de l'organisme prestataire de service est désormais conditionnée à la réussite du placement. Elle sera "de 30% à l'accueil de la personne, 35% à la signature d'un CDD ou d'un CDI d'une durée minimale de six mois et 30% s'il est constaté une ancienneté continue de six mois dans la même entreprise", a précisé Jean-Claude Quentin, secrétaire confédéral de Force Ouvrière, membre du bureau de l'Unedic.

le 05 juillet 2006 à 18:40
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

15 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • DTjean, le 06/07/2006 à 16h13

    Ces 2%, il aurait été plus judicieux de les affecter à l'augmentation du smic qui aurait fait au moins 5%. Quand allons-nous récompenser les gens qui travaillent ?

  • Bidou, le 06/07/2006 à 14h43

    "Le recours au privé pour placer les chômeurs reconduit". Il est significatif de constater que l'Etat n'a plus confiance dans ses employés pour assurer ses missions. Un jour viendra où l'enseignement privé prendra le pas sur le public, où on recutera des shérifs pour rendre la justice, et des milices privées pour faire régner l'ordre. Il est temps pour les particuliers d'investir dans tous les secteurs dont l'Etat démissionne : justice, santé, éducation, police et peut-être aussi armée. Ces investissement vaudront de l'or dans quelques années. Pendant ce temps, les leaders politiques s'étripent et l'Etat fabrique des préservatifs.

  • Céline, le 06/07/2006 à 14h28

    Il vaut mieux être chômeur que salarié dans le privé, car depuis les 35h 0% d'augmentation, ça fait quand même 6 ans sans aucune augmentation même les primes d'ancienneté ont disparues et on s'étonne qu'il y a de + en + de smicards, normal le smic nous rattrape

  • Bernard, le 06/07/2006 à 13h18

    A Cyril : etre au chômage est loin d'etre marrant et 2% d'augmentation ca attein a peine l'inflation (et encore). Etre au chomage est loin d'etre plus interressant que de bosser !! A croire que vous n'avez jamais eu de periode de chomage dans votre vie (ce qui est un exploit dans ce cas). Tous les chomeurs ne sont pas des feignans !!!!

  • Brigitte, le 06/07/2006 à 13h03

    Mais pourqu'oi ne pas organiser des concerts pour récolter des fonds. Ou lancer des créations d'objets pour nos CAISSES, récupérer une année sur deux la TVA sur les carburants .. ''il y à des idées'' Les gens qui travaillent, avec des salaires moyens arrivent AU TROP PLEIN.. ARRETER DE TAXER NOTRE TRAVAIL.. PS : Le collectif TROP C'EST TROP A DES IDEES, merci à ce site de faire passer le message à nos gouvernants.. BB BB

  • Stéphane, le 06/07/2006 à 12h56

    En toute objectivité, je pense que les efforts financiers devraient être dirigés vers des solutions pour faire baisser encore plus le chomage, et non pas pour inciter les gens à rester chez eux...

  • Armand, le 06/07/2006 à 11h31

    Cyril, il est tant de changer de mentalité. Paradoxalement, si on travail, ce n'est pas pour produire à manger et ainsi avoir de quoi subsister, non, notre société produit largement assez pour tout le monde. Si on travail, c'est juste pour avoir un salaire, passe droit pour la consommation... rendons-nous à l’évidence, techniquement, nous n'avons plus besoin de tout ces travailleurs : la preuve, on a beau faire, reste toujours des chômeurs et malgré ça, nous somme en surproduction... alors pourquoi demander à ce que tout le monde travail si nous avons déjà tout ?? Le problème est que nous n'avons pas encore pris conscience des changements apportés par l'industrialisation. Nous pourrions effectivement avoir une petite partie de la population qui travail, et l'autre pas (avec un salaire de base pour tout le monde, plus un salaire de travailleur pour les travailleurs, c’est largement faisable, en jouant sur le salaire de base, on choisirait alor entre croissance et décroissance, plutôt que de les subir). Mais pour cela, il nous faut un changement radical de mentalité, et surtout, de système économique... nous ne somme plus dans un système de pénurie, plus besoin de chercher à produira plus qu'hier... nous avons tout, et produisons tout avec peux de bras. S’agirait maintenant d'en profiter. Mais ce changement de mentalité, ce n’est pas demain la veille.

  • Arnaud, le 06/07/2006 à 09h37

    Il faudrait organiser des élections 2 fois par an, c'est fou comme les gouvernements deviennent généreux à l'approche de ces échéances... Cependant je suis certain qu'ils ont déjà calculé comment reprendre de l'autre main les pécadilles qu'ils nous donnent aujourd'hui d'une main..

  • Jipoulou, le 06/07/2006 à 09h31

    Pour ceux qui ralent ,le chomage n'est pas une chose voulue,ça vous tombe sur la tete sans prevenir et tout le monde peut etre touchè.

  • ALBERT, le 06/07/2006 à 09h31

    Moi je bosse depuis deux ans dans le privé et j'ai toujours pas vu d'augmentation, pourquoi récompenserait t'on ceux qui ne bossent pas?

Lire tous les commentaires

      logAudience