
"Chez nous, c'est climatisé ! Les affaires ont donc marché", explique Jacques Perrilliat, président de l'Union du grand commerce de centre ville, qui regroupe des enseignes comme Galeries Lafayette, Le Printemps, Bon Marché ou Monoprix. L'argument n'était donc pas une blague. Effet canicule oblige, les soldes d'été, qui prennent fin le samedi 5 août dans près de 70 départements, ont donc plutôt bien marché cette année par rapport au cru estival de 2005.
Dans la capitale, ces enseignes ont profité de l'afflux des touristes et donc de la canicule, enregistrant des ventes en hausse de 5% à 10%. En province, elles n'ont progressé "que" de 2% à 3%, selon M. Perrilliat. Argument chaleur toujours : "ce sont les petites pièces qui se sont très bien vendues : les maillots de bain, les tee-shirts, les débardeurs. Les grosses pièces ont été boudées (parkas légères, pulls d'été)", indique Lucien Odier, président du Conseil national des succursalistes en habillement, qui regroupe des chaînes comme Zara, C et A ou H et M. Selon lui, dans ces grandes chaînes, "les ventes ont progressé de 2% à 3% par rapport à 2005".
Pas de clim', pas de ventes
Même argument, mais à l'inverse, pour les petits commerçants qui avancent aussi la date trop tardive du début des soldes (début juillet). Ceux qui ne disposent pas de la clim' affichent des chiffres en recul sur la rue de Rennes, à Paris. 45% des commerces (constitués de chaînes et d'indépendants) ont vu leurs ventes reculer par rapport à 2005, selon une étude de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP).
Pour seulement 23% des commerçants parisiens, les ventes ont progressé par rapport à 2005 et pour 32% elles sont stables. Cependant, la CCIP souligne que 58% des commerçants ont enregistré des hausses de leurs ventes entre 10% et 30% par rapport à une période "normale".
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