
Christophe Mérieux, 39 ans, retrouvé mort vendredi, était le successeur désigné à la tête du groupe pharmaceutique familial BioMérieux, l'une des entreprises les plus anciennement implantées à Lyon.
Christophe Mérieux a été victime d'un malaise cardiaque dans la piscine de la demeure familiale, près de Lyon. Une autopsie doit être réalisée.
Il était l'arrière petit-fils de Marcel Mérieux, fondateur en 1897 de l'Institut Mérieux, alors un modeste laboratoire d'analyse, et le fils aîné du président du groupe BioMérieux, Alain Mérieux, auquel il devait succéder dans deux ans.
Des drames
A l'âge de 9 ans, en décembre 1975, Christophe Mérieux avait été enlevé sur le chemin de l'école, ce qui devait donner lieu au versement d'une rançon de 20 millions de francs. L'enfant avait été retrouvé le lendemain dans une poubelle.
Médecin de formation, ancien interne des hôpitaux de Lyon, Christophe ne devait initialement pas prendre en main le groupe fondé par son arrière grand-père. Mais le décès de son frère cadet, Rodolphe, dans l'explosion du Boeing de la TWA entre New York et Paris, le 18 juillet 1996, devait l'amener à assumer pour la première fois des responsabilités au sein de l'entreprise.
Après le décès de Christophe, il ne reste qu'un fils Mérieux, Alexandre, âgé de 32 ans, membre du conseil d'administration de BioMérieux. En charge de la recherche et du développement au sein de BioMérieux, Christophe Mérieux était également président depuis octobre 2002 de la filiale basée à Strasbourg, Transgène, et du pôle de compétitivité sur les vaccins et le diagnostic Lyon BioPôle. Christophe Mérieux était célibataire et sans enfants. (D'après AFP)
(Christophe Mérieux/archives/DR)
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