
Le président de Publicis, Maurice Lévy, ami proche d'Arnaud Lagardère, a reconnu implicitement, mardi sur France Info, avoir été mêlé au négociations sur les indemnité de départ de Noël Forgeard. Selon ses propos, il aurait lui-même négocié les indemnités du co-président d'EADS. "En cas de départ, il aurait droit à deux ans de salaire", a expliqué Maurice Lévy, ajoutant que Noël Forgeard "a droit en outre à une clause de non-concurrence": "s'il la respecte, conformément à la loi, cette clause de non-concurrence est indemnisée à raison de 50% de son salaire", a-t-il dit.
La lettre d'information spécialisée dans les médias et télécoms EuroTMT avait révélé vendredi dernier que Maurice Lévy avait négocié les conditions de départ Noël Forgeard auprès de son ami proche Arnaud Lagardère, actionnaire d'EADS à hauteur de 15% et co-président du conseil d'administration. Selon EuroTMT, les indemnités de départ représentaient trois ans de salaire, deux prévues par son contrat et une troisième au titre d'une clause de non-concurrence.
Plus de 6 millions d'euros
Noël Forgeard a touché une rémunération brute de 2,33 millions d'euros en 2005, comprenant un salaire fixe annuel de 1,13 million d'euros et un bonus de 1,2 million au titre de l'année écoulée, selon le rapport annuel du groupe européen d'aéronautique et de défense disponible sur son site internet.
Sur cette base, les indemnités de départ du co-président exécutif d'EADS s'élèveraient à plus de 6 millions d'euros. "La polémique sur les stock-options est une polémique injuste", a également estimé Maurice Lévy, saluant Noël Forgeard comme "une personnalité de premier plan, un grand industriel et un homme absolument honnête et rigoureux".
D'après AFP
Image LCI. Noël Forgeard. Archives. DR.
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