© LCILe ministre des Transports, Dominique Perben, a donné lundi le coup d'envoi du projet de liaison ferrovaire directe entre Paris et l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, appelant les investisseurs privés à postuler pour sa concession et son financement.
Au départ de la gare de l'Est, cette navette sera censée offrir un meilleur service aux voyageurs que le RER B, qui relie actuellement la capitale à l'aéroport parisien. Le trajet devrait durer 20 minutes au maximum, contre 30 minutes aujourd'hui avec le RER voire une à deux heures en voiture et en bus, selon le trafic. La fréquence sera d'un train toutes les 15 minutes avec des départs à heures fixes. L'accès aux trains et les wagons seront spécialement adaptés aux usagers avec des bagages, ce qui n'est pas le cas actuellement dans le RER B, plutôt conçu pour des banlieusards partant travailler à Paris.
Des informations sur les vols et des systèmes d'enregistrement des passagers (bornes ou guichets) pourront venir compléter le service de transport à la gare de l'Est. Le prix du billet devrait osciller entre 15 à 20 euros pour un aller simple, contre 8,10 euros pour le RER B actuellement et 40 euros minimum en taxi. Roissy Charles-de-Gaulle, deuxième aéroport européen, sera ainsi doté d'une desserte ferroviaire tout aussi performante que celle de nombre de ces concurrents, tel celui d'Heathrow à Londres, a promis Dominique Perben.
Dans les cartons depuis 2000, "CDG express", qui avait en juillet 2005 semblé être en danger après l'échec de la candidature parisienne aux Jeux Olympiques de 2012 au profit de la métropole britannique, devrait être mis en service à cette date. D'une longueur totale de 32 kms, la liaison utilisera en grande partie le tracé du RER B, avec toutefois deux aménagements en début et fin de parcours.
Le coût global de l'investissement est estimé à environ 640 millions d'euros dont environ 120 millions pour le matériel roulant. "Il ne coûtera rien aux contribuables ni nationaux, ni locaux. Seuls les utilisateurs payeront pour ce projet", a précisé le ministre.
Fin juillet en effet, l'Etat lancera un appel d'offres en direction des entreprises privées pour obtenir une concession du "CDG express". Le candidat sélectionné au premier semestre 2008 aura la charge de la construction, de l'exploitation et de l'entretien de cette nouvelle infrastructure. Dans le cadre de ce contrat, la SNCF aura la charge du fonctionnement, de la sécurité des installations et de la conduite des trains.
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