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Le patron de Faurecia mis en cause dans une affaire de corruption

le 28 juillet 2006 à 14h31, mis à jour le 28 juillet 2006 à 15:53

Le parquet de Francfort a confirmé vendredi enquêter sur Pierre Lévi, le président de l'équipementier français Faurecia. Le PDG a avoué être au courant des pratiques de corruption depuis 2001 mais nie y avoir participé.

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Faurecia industrie logo corruptionFaurecia industrie logo corruption © LCI

Pierre Lévi était au courant des pots de vin. La procédure initiée contre le patron du groupe français Faurecia, équipementier automobile, par la justice allemande pour une affaire de corruption avait été révélée ces derniers jours par la presse allemande. Selon Sibylle Gottwald, chargée de l'enquête au Parquet de Francfort, ces pratiques illégales auraient été mises au point dès 1998 au sein de l'équipementier automobile français Sommer Allibert, racheté en 2001 par Faurecia, "qui a aussi repris le système de corruption".

Pierre Lévi était au courant de ces agissements dès 2001 et en a été régulièrement informé par la suite, a-t-elle indiqué lors d'un point presse. Le président de Faurecia a fait des aveux écrits sur ce point précis. Mais il a nié avoir participé directement à ces agissements coupables, a-t-elle ajouté. Un porte-parole de PSA Peugeot Citroën, actionnaire majoritaire de Faurecia avec plus de 71%, s'est refusé à tout commentaire.

Pas un cas unique

L'enquête initiée mi-2005 vise une vingtaine de personnes, soupçonnées d'avoir trempé dans une affaire de dessous de table, sous forme d'argent, mais aussi de meubles ou de voyage, versés à des cadres de Volkswagen et d'Audi, en échange de l'octroi de contrats. Faurecia aurait ainsi versé des pots-de-vin de 600.000 à 800.000 euros chaque année à des salariés des départements d'achats de groupes automobiles allemands.

Parallèlement, le Parquet de Munich enquête contre quatre cadres de Faurecia, soupçonnés là encore d'avoir versé des pots-de-vin, mais cette fois-ci à des dirigeants de BMW, le constructeur de voitures haut de gamme. D'autres sous-traitants sont également concernés. Le parquet de Francfort enquête sur les pratiques de Faurecia et de quatre autres sociétés, tandis que celui de Munich a dans son collimateur six entreprises. L'affaire s'est amplifiée avec le dépôt mercredi d'une plainte par Volkswagen, et l'envoi par le patron du constructeur allemand Bernd Pischetsrieder d'une lettre à Jean-Martin Folz, patron de PSA Peugeot Citroën, actionnaire principal de Faurecia.

le 28 juillet 2006 à 14:31
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