
Louis Gallois, coprésident exécutif d'EADS, a annoncé jeudi que 650 salariés sur 1.020 seraient maintenus à Mérignac (Gironde) sur le site de la Sogerma, filiale du groupe européen de défense et d'aéronautique.
Ces emplois seront repris pour la maintenance aéronautique par le groupe TAT, 150 autres resteront au sein d'EADS sur le site pour continuer de s'occuper des ailes des appareils ATR.
Scepticisme syndical
Cette annonce a été accueillie avec prudence par les syndicats qui s'interrogent sur la pérennité de ce projet industriel. Les salariés de l'usine de maintenance aéronautique étaient mobilisés depuis la mi-mai contre la fermeture du site. Le Premier ministre Dominique de Villepin, venu sur place, avait obtenu d'EADS un moratoire jusqu'à fin juin, repoussé à la mi-juillet, afin de trouver des repreneurs et d'éviter la perte de nombreux emplois indirects dans la région.
Si la plupart des syndicats de la Sogerma reconnaissaient jeudi leur soulagement, ils ne cachaient pas non plus leur déception. "On s'attendait à des solutions pérennes et là, on n'a eu aucune précision sur le plan de charge de l'entreprise", a souligné Vincent Loizeau, délégué CFE-CGC, qui s'est dit à la fois "prudent et inquiet". Le Premier ministre, Dominique de Villepin, s'est, pour sa part, félicité de la décision d'EADS.
(Les salariés de la Sogerma lors de manifestations/archives/TF1/LCI)
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