© Pierre-François Grosjean/France Télécom L'âge moyen d'acquisition d'un téléphone portable est de... 8 ans. En Europe, 70% des jeunes âgés de 12 et 13 ans et 23% des enfants âgés de 8 et 9 ans possèdent leur propre téléphone portable, selon une enquête Eurobaromètre de mai 2006. Parmi les risques relevés par la la Commission européenne lors de la mise en place d'une consultation mardi, l'accès à des contenus illicites, le harcèlement "comme l'envoi à des enfants de messages et de photos à caractère injurieux ou tendancieux". Ou plus prosaïquement, le risque pour les parents de se retrouver avec des factures faramineuses.
"L'accès a des contenus illicites est de plus en plus facile, tandis qu'on constate de plus en plus de cas de harcèlements", a déploré un porte-parole de la Commission. "Selon moi, la protection des mineurs en ce qui concerne la téléphonie mobile est de la responsabilité de tous les acteurs de ce secteur. Plus l'autorégulation sera efficace, moins l'intervention de l'Etat sera nécessaire", a déclaré Viviane Reding, commissaire européen en charge de la société de l'information et des médias.
Recenser les dangers
Actuellement, il n'existe pas dans la plupart des Etats membres de législations spécifiques protégeant les mineurs, alors que le nombre d'enfants ou de jeunes gens utilisant un téléphone portable a augmenté de façon spectaculaire ces dernières années.
La consultation publique, prévue pour durer jusqu'au 16 octobre, vise notamment à recueillir des données et l'opinion des parties concernées sur le type de risques que courent les enfants en utilisant des services de contenus mobiles. Elle s'adresse aux associations de protection de l'enfance, de parents ou de consommateurs, d'opérateurs de réseau mobile, de fournisseurs de contenus, de fabricants de téléphones et de réseaux, et de régulateurs.
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