© LCI/TF1La première estimation de l'Insee, le 11 août, avait fait l'effet d'un coup de tonnerre en annonçant une fourchette de progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,1% à 1,2% au deuxième trimestre, alors que les économistes tablaient plus modestement sur 0,6% à 0,7%. La deuxième estimation, publiée aujourd'hui, confirme la bonne performance réalisée par l'économie française au printemps, même si c'est le bas de la fourchette qui a été retenu, soit 1,1%.
Cela implique un acquis de croissance sur l'ensemble de l'année, c'est-à-dire le niveau de progression que le PIB est assuré d'atteindre en cas de croissance nulle pour le restant de l'année, de 1,9%, ce qui permet à la plupart des économistes de considérer un taux de croissance de 2,5% pour 2006 comme "tout à fait réaliste".
Investissements et consommation
Dès la publication de la première estimation de l'Insee le 11 août, le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, avait salué des chiffres "tout à fait exceptionnels", soulignant qu'une telle progression trimestrielle ne s'était vue que trois fois en 20 ans. L'Insee explique cette fois-ci plus en détails cette accélération. Le fait majeur est le rebond des investissements des entreprises (+1,8%), qui ont également reconstitué leurs stocks, ce qui contribue positivement à la croissance du deuxième trimestre à hauteur de 0,8 point (-0,7 point au premier trimestre).
Sans surprise, la consommation des ménages, même si elle progresse moins qu'au premier trimestre (+0,7% contre +0,9%), reste une composante essentielle de la croissance, à laquelle elle contribue à hauteur de 0,4 point. Le commerce extérieur, en revanche, a pesé sur la croissance (-0,5 point) pour cause de ralentissement des exportations et de progression des importations. Cet élément conduit, parmi d'autres, les conjoncturistes à mettre un bémol à leur enthousiasme.
(d'après AFP)
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