La France renoue avec une forte croissance

le 22 août 2006 à 15h44 , mis à jour le 22 août 2006 à 17h52

L'Insee a confirmé mardi que la croissance française avait connu un spectaculaire rebond au deuxième trimestre 2006. Elle a progressé de 1,1%, du jamais vu depuis fin 2000. Ce résultat rend de plus en plus crédible une croissance de 2,5% pour l'ensemble de l'année.

LCI/TF1 © LCI/TF1

La première estimation de l'Insee, le 11 août, avait fait l'effet d'un coup de tonnerre en annonçant une fourchette de progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,1% à 1,2% au deuxième trimestre, alors que les économistes tablaient plus modestement sur 0,6% à 0,7%. La deuxième estimation, publiée aujourd'hui, confirme la bonne performance réalisée par l'économie française au printemps, même si c'est le bas de la fourchette qui a été retenu, soit 1,1%.

Cela implique un acquis de croissance sur l'ensemble de l'année, c'est-à-dire le niveau de progression que le PIB est assuré d'atteindre en cas de croissance nulle pour le restant de l'année, de 1,9%, ce qui permet à la plupart des économistes de considérer un taux de croissance de 2,5% pour 2006 comme "tout à fait réaliste".

Investissements et consommation

Dès la publication de la première estimation de l'Insee le 11 août, le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, avait salué des chiffres "tout à fait exceptionnels", soulignant qu'une telle progression trimestrielle ne s'était vue que trois fois en 20 ans. L'Insee explique cette fois-ci plus en détails cette accélération. Le fait majeur est le rebond des investissements des entreprises (+1,8%), qui ont également reconstitué leurs stocks, ce qui contribue positivement à la croissance du deuxième trimestre à hauteur de 0,8 point (-0,7 point au premier trimestre).

Sans surprise, la consommation des ménages, même si elle progresse moins qu'au premier trimestre (+0,7% contre +0,9%), reste une composante essentielle de la croissance, à laquelle elle contribue à hauteur de 0,4 point. Le commerce extérieur, en revanche, a pesé sur la croissance (-0,5 point) pour cause de ralentissement des exportations et de progression des importations. Cet élément conduit, parmi d'autres, les conjoncturistes à mettre un bémol à leur enthousiasme.

(d'après AFP)

le 22 août 2006 à 15:44
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

6 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Coulet, le 22/08/2006 à 17h32

    Depuis 1970,c'est la première fois que je crois savoir que le chômage recule!...

  • Antoine, le 22/08/2006 à 17h25

    Bravo les médias socialos : grace à votre battage ininterrompu, l'effet Ségolène joue déjà sur les milieux d'affaires qui relancent la croissance comme l'exige le programme du PS !

  • Arnaud, le 22/08/2006 à 17h20

    2.5% à l'année.C'est trop fort.Faudrait ralentir.Rappelez moi les chiffres des états ubis, du Japon ou de la Chine.Ils doivent etre morts de peur de notre 2.5%

  • Benoît, le 22/08/2006 à 16h52

    J'entends déjà certain dire que c'est une manipulation des chiffres (venant de l'INSEE ????). Mais là ça commence à faire vraiment gros. Il faut quoi d'autre pour vous prouver qu'une politique ferme et volontariste ça marche ? - Baisse du chomage depuis 1 ans - Relance de la croissance Pas besoin de sondages pour voter Vivement 2007 !!!

  • Tictac, le 22/08/2006 à 16h37

    - Chouette ! on va pouvoir augmenter les bas salaires ! - Non ! - Comment çà, NON ? - Endettement, compétitivité, cout du travail, trop de congés, 35 heures ... - C'était trop beau !!!

  • Alain, le 22/08/2006 à 16h21

    Avec Eolienne Royal, ce sont les impots qui vont exploser, pas la croissance.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience