Grève : Sarkozy veut rendre la parole aux salariés

Par Par D.S. (d'après AFP), le 31 août 2006 à 15h49 , mis à jour le 31 août 2006 à 19h09

Le président de l'UMP a déclaré jeudi qu'il souhaitait une loi prévoyant "un vote à bulletin secret" des salariés pour décider de poursuivre ou non les grèves en cours. Nicolas Sarkozy espère ainsi mettre fin à "la dictature de certaines minorités".

TF1/LCI Nicolas Sarkozy tient un discours lors de l'université du Medef, en 2006, à Jouy-en-Josas dans les Yvelines.Nicolas Sarkozy tient un discours lors de l'université du Medef, en 2006, à Jouy-en-Josas dans les Yvelines. © TF1/LCI

Certains l'accuseront de guerre contre le syndicalisme. Lui plaidera qu'il est en guerre contre les syndicats, trop faibles et pas assez représentatifs. Nicolas Sarkozy, invité à l'université d'été du Medef jeudi, n'a pas mâché ses mots à l'égard des organisations représentant les salariés. "Le problème de la France n'est pas d'avoir des syndicats trop puissants, mais d'avoir des syndicats pas assez puissants", a-t-il attaqué, allant jusqu'à évoquer parfois une "dictature de certaines minorités".

Il s'est fait particulièrement virulent sur la question du droit de grève, touchant là à un sujet sans doute cher à un auditoire acquis, mais aussi à nombre d'électeurs. Sa proposition ? Permettre aux salariés de se prononcer sur la poursuite d'un mouvement à bulletin secret, dans les huit jours du début du mouvement. Cette disposition, insérée dans une loi, concernerait les entreprises, les universités et les administrations. "Je n'ai pas dit lycée", a précisé Nicolas Sarkozy, parce qu'"être au lycée, c'est une chance et le droit de grève dans les lycées, c'est quelque chose que je ne considère pas comme tout à fait normal", a-t-il expliqué.

La fin du monopole syndical

Abordant la question de la représentativité syndicale, le ministre de l'Intérieur a souhaité que l'on "sorte des jeux de rôle convenus en aidant les organisations syndicales à mieux représenter le monde des salariés". Or, a-t-il jugé, "quand on est petit, on a tendance à faire la politique de ceux qui sont les plus durs, les plus sectaires". A ce sujet, il a expliqué ne pas comprendre "le maintien de la règle archaïque qui donne le monopole de la présentation des candidats au premier tour des élections à cinq centrales syndicales".

Depuis un arrêté de 1966, cinq syndicats, CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC, jouissent seuls, au plan national, d'une "représentativité irréfragable", qui leur permet de négocier les accords collectifs, de désigner des représentants syndicaux dans les entreprises et de désigner des candidats au premier tour des élections professionnelles.

Nicoals Sarkozy :
"La présidentielle n'est pas
un concours de beauté"

(Image LCI : Nicolas Sarkozy, ce jeudi, à Jouy-en-Josas)

Par Par D.S. (d'après AFP) le 31 août 2006 à 15:49
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

106 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • DURAND, le 01/09/2006 à 14h27

    Au revoir le droit de grève !!!! Quelle honte, on retourne au Moyen-Age là !!!! Et après c'est la sécu ?.....

  • Jeanne, le 01/09/2006 à 14h08

    Bravo Mr Sarkozy ! Enfin quelqu'un qui propose une solution radicale pour nous autres, majorité silencieuse, qui subissont les syndicats minoritaires qui veulent nous imposer leur loi et qui ne nous représentent pas ! Bravo !

  • Oko, le 01/09/2006 à 13h32

    Les salariés ont la chance de pouvoir être défendu 24/24 et 365/ans par leurs élus ou délégués syndicaux qui travaillent autant qu'ils le peuvent pour éviter que des patrons "voyoux" ne les transforment en esclave des temps modernes. Y a qu'à même supprimer le code du travail et le tour sera joué ! Plus de droit social, donc une économie à plein régime.

  • Charline, le 01/09/2006 à 13h06

    Bravo à ce qui croivent que depuis mai 68, les greves n'ont servi a rien! A cela on devrait leur laisser les acquis sociaux de l'époque ne serait-ce qu'une semaine pour leur faire prendre conscience que les grevistes contre qui ils grognent leur apportent leur cher confort aujourd'hui. Une militante dégoutée de lire certains messages de "moutons"

  • Laurent, le 01/09/2006 à 13h05

    J'adore les réactions de certains. Moi je propose encore mieux : Supprimer la démocratie, abolition du code du travail. Les jeunes ne doivent pas contester et tout accepter. C'est vrai que les curés savent mater toute rebellion...

  • Regis, le 01/09/2006 à 12h33

    A quand une interdiction de greve pour la fonction publique? avec sanctions et radiation si greve sauvage.... y'en a marre de la dictature des fonctionnaires et de leurs syndicats!

  • Bigfoot, le 01/09/2006 à 12h00

    Les presidentiables nous font des promesses a tout va. c'est celui qui fera la meilleure offre. c'est comme la toile ou le telephone mais rien ne viendra.

  • Laurent, le 01/09/2006 à 10h44

    A ceux qui crient au retour en arriere, a la fin des "acquis" : "Reveillez-vous, la France est en deficit de 40 MILLIARDS d'euros, plus de 30% du budget de la France sert a payer les INTERETS seuls d'emprunt. Les "acquis" comme vous dites privent les jeunes d'emploi, et a refuser toute reforme vous condamnez vos enfants a travailler probablement jusqu'a 70-75 ans. Cet egoisme est ecoeurant, mais continuez de vous draper dans votre lutte des classes, Nicolas Sarkozy n'a pas besoin de vos voix pour etre elu.

  • Damien, le 01/09/2006 à 09h44

    Le droit de Grêve, certes mais le droit de travail, OUI !!

  • Angelo Pardi, le 01/09/2006 à 09h39

    Quand je vois le nombre de fautes d' orthographe émaillant la plupart des messages, je mesure le degré d' inculture des auteurs.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience